30 sept. 2008

Grandeur et décadence


Enième visite à Las Vegas, qui depuis notre dernier passage a énormément changé; certains casinos qui n'avaient qu'une dizaine d'années, comme l'Aladdin, ont disparu, et d'autres ont poussé comme des girolles à Tchernobyl. Sur le "Strip", il ne reste plus qu'une enseigne pour témoigner de l'ancien "Frontier", et des immeubles plus fous les uns que les autres sortent de terre. Quelle crise? A Las Vegas, on parie sur un avenir radieux. Et on l'a déjà dit, mais où est l'intérêt pour la première destination touristique américaine de présenter à ses visiteurs une avenue principale éternellement en travaux avec poussière, camions polluants et bruit de marteaux-piqueurs? Même le panneau d'entrée était entouré de pelleteuses.

23 sept. 2008

Sur la route de Santa Fe

Allez hop, c'est reparti pour un tour. Histoire de ne pas avoir trop de regrets avant de quitter notre grand Ouest, nous reprenons la route vers les hautes plaines de l'Utah, du Colorado et du Nouveau-Mexique, jusqu'au Rio Grande et Santa Fe, avant de revenir vers Los Angeles via l'Arizona. Au programme, des roches rouges, des falaises, des canyons et des parcs nationaux dans tous les sens. Suivez-nous à partir du dimanche 28!


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24 mai 2008

Back home


Nous voilà donc de retour à West Hollywood, ses jacarandas en fleur, son climat clément, sa nourriture biologique...
Bilan mitigé pour ce "Wild wild west", troisième du nom, après celui de l'automne 2006 et celui du printemps 2008. Il a été amputé de quatre jours - deux jours à West Yellowstone, deux à Salt Lake City - en raison d'éléments hostiles, nous menant à conduire pas moins de 3 770 km en une semaine! Un gros point positif; contrairement à 2006 et comme il y a deux mois, Robert s'est très bien comporté, ne consommant que quelques gouttes d'huile et de liquide de refroidissement. Et beaucoup, beaucoup d'essence: 542 litres! Pour ceux que ça intéresse, la conso moyenne s'est donc établie à 14,3 litres aux 100 km.

L'hiver n'admet pas sa défaite


Nous reconnaissons la nôtre: la neige c'est bien quand ça tombe avec modération, mais lorsque 30 cm de précipitations s'annoncent à l'horizon en 36 heures (authentique), il est temps de plier bagage. Face à une offensive aussi tardive que violente de l'hiver, nous avons donc battu en retraite et quitté West Yellowstone pour revenir vers notre Californie du sud, franchissant dans l'autre sens quelque 1 600 km en deux jours. Le tout sous une météo maussade: une dépression géante s'est en effet abattue sur l'ensemble de l'Ouest des Etats-Unis, et il a même neigé à nouveau sur les chaînes de montagne entourant Los Angeles. Pluie à Salt Lake City, bourrasques à Las Vegas, averses à l'arrivée, nous avons roulé sous un temps quasi breton, alors qu'une semaine auparavant, la climatisation peinait à lutter contre les 40°C ambiants sur l'autoroute vers "Sin City". Ce pays est trop grand et son climat trop changeant pour nous!

21 mai 2008

Blanc sur blanc


Encore un peu, et on ne distinguait plus Robert dans la foule!

Le bison du jour

Y'a plus de saisons


Il sera dit qu'à chaque fois que nous nous baladerons dans l'Ouest des Etats-Unis, et quelle que soit la saison, nous essuierons une tempête de neige. Voici donc l'édition "blizzard du 21 mai" dans le nord-ouest du Yellowstone. De Mammoth, endroit où la géothermie a créé de grandes vasques de calcaire, de type Pamukkale (Turquie), nous n'aurons vu que des images brouilléees derrière des bourrasques blanches.

Chapeau bas


Les Américains ont sûrement beaucoup de défauts mais ils savent accueillir le touriste qui arrive les bras pleins d'enfants. Y compris dans les restaurants. Les chaises hautes s'y empilent, coloriages et crayons sont offerts à la jeune clientèle. Et ce n'est pas une "giant double stroller" d'1,5 mètre de long qui les effraie. Imaginez la tête d'un restaurateur parisien devant un monstre pareil...

Promenons-nous dans les bois


Ce fut d'abord une silhouette furtive derrière les arbres. Nous avons retenu notre souffle "Un loup, quelle chance". Puis la bête est sortie en pleine lumière. Un coyote qui a trottiné quelques mètres à nos côtés avant de s'enfoncer dans la forêt. Un coyote, ce n'est pas si mal !
encore un grizzli et un élan, et notre tableau de chasse sera complet.

20 mai 2008

Petits bisons deviendront massifs




Emerveillement ce soir en rentrant de notre circuit: un troupau de bisonnes avec leurs petits veaux nouvellement débarqués. Pas le moment de s'approcher: vous avez déjà subi la colère d'une maman d'une demi-tonne?

Grandes eaux


Les chutes du Yellowstone en amont du canyon du même nom. Ce panorama vous est offert par la fonte des neiges.

Plan large

Retour sur les lieux du crime


Quinze ans plus tard, pas grand chose de changé à l'hôtel du lac, sauf que nous passons commande et que des petits jeunes nous servent. Fort bon, le déjeuner, d'ailleurs.

Le lac (sous la patinoire)


Le lac Yellowstone est situé à près de 2 400 mètres d'altitude et benêts que nous sommes, nous n'avions pas imaginé qu'il puisse avoir gardé certains souvenirs d'un hiver à -30°C. Il était encore presque entièrement gelé et ses berges se sont révélées impraticables, soit couvertes de congères, soit en plein dégel et donc marécageuses à souhait.

Un pays divisé


Ce mardi, nous avons exploré le cercle sud du "huit" formé par les routes du Yellowstone, vers le lac du même nom. Sur le chemin, fort enneigé, on croise par deux fois la ligne de partage des eaux, "continental divide" en version locale. D'un côté de cette ligne, l'eau va vers le Pacifique, de l'autre, vers le golfe du Mexique via la rivière Yellowstone, le Missouri et le Mississippi.

Cliché

19 mai 2008

Un bisou au bison


Nous sommes passés à quelques mètres de cet individu, placide et broutant. Il semble assumer avec flegme son statut d'icône locale. Le Yellowstone est l'un des sanctuaires du bison d'Amérique. L'animal a été inscrit sur la liste des espèces protégées, après avoir failli disparaître au début du XXe siècle sous les coups de fusil des Buffalo débiles.

En résumé


Voici un raccourci de ce que nous avons vu aujourd'hui: des piscines azur, des rivières en crue au milieu de steppes cernées de conifères et foulées par de gros bisons, et des sommets de 3 000 mètres et plus, très enneigés. Mais la température diurne ce lundi était supportable pour des touristes en short et T-shirt; profitons-en, la météo doit se dégrader régulièrement jusqu'à la fin de la semaine dit le Weather Channel.

C'est là que les bactéries attaquent


Ce joli rouge témoigne de la présence de bactéries, ravies d'évoluer en environnement acide et à la chaleur constante, à proximité des débordantes piscines naturelles du Yellowstone.

Panneaux limite




Ce n'est pas parce que l'on est dans un parc national qu'il faudrait en oublier le sens de la discipline et du respect de la loi qui a fait de cette grande nation la première puissance mondiale!




Charpenté


Le Old Faithful Inn, le grand hôtel de luxe près du geyser, possède une architecture baroque et boisée datant de la fin du XIXe. Bon, évidemment, ça ne vaut pas un casino de Las Vegas... Si?

Vieux fidèle

Non, pas le Cubain. Old Faithful, sans doute le plus célèbre geyser du monde. Nous avons eu la chance d'assister à deux éruptions, à 90 minutes d'intervalle, de cette merveille hydro-volcano-géologico-touristique. Des bancs en arc de cercle attendent les millions de visiteurs qui déferlent sur l'endroit pendant les cinq mois d'été (le reste du temps, l'endroit n'est accessible qu'en motoneige). Plein la vue. Vidéo de démonstration:

http://www.youtube.com/watch?v=95yQsmScjtk

Un petit bain?


Pas conseillé: l'eau des "piscines" locales, certes magnifique, est à 95°C et à forte teneur en acide sulfurique. Pour résumer, si on tombe dedans, on est d'abord cuit à point, puis dissous.

Bouh, de la boue qui bout tout au bout!


La région du Yellowstone, c'est à l'origine un volcan géant qui a explosé, laissant un paysage de désolation et de nombreux affleurements de magma. L'eau de surface, en rencontrant cette masse en fusion, crée des geysers, des vasques bouillantes et des flaques de boue en pleine effervescence. Le tout sent fort le soufre et laisse les enfants assis dans leur poussette tout ébaubis. Bref, c'est naturel et surnaturel à la fois.

Bison Xing


Dès nos premiers tours de roue au Yellowstone ce lundi matin, nous en avons pris plein les mirettes. Pas seulement à cause des impétueuses rivières gonflées de la récente débâcle, ni en raison du ciel immense sur lequel se détachent des montagnes toujours blanches, mais surtout grâce à ce zoo sans limites: le plus ancien parc national américain (fondé il y a 136 ans) abrite des quantités incroyables de bisons, cerfs, élans, loups, ours bruns, grizzlis et des rapaces de tout poil. Bien élevés, les bisons, animaux de la taille et du poids d'une petite voiture, traversent la route en file. Les touristes inconscients s'agglutinent autour d'eux pour les photographier de près. A leurs risques et périls: chaque année, des imprudents sont encornés à mort.

(Et pour la traduction du titre, voir nos aventures au Grand canyon)

18 mai 2008

La fin du début du voyage


WEST YELLOWSTONE (Montana) - Ca y est, nous y sommes. Deux jours pied au plancher, 20 heures sur la route pauses comprises. Pas facile et bien long, mais au bout de la route, les paysages sont ahurissants et la neige encore partout. Et comme promis: une photo de la métropole locale (1 100 habitants, quand même), son musée de l'ours, sa rue principale, son McDonald's et surtout son voisinage immédiat avec le parc du Yellowstone, 8 900 km2 d'immensité sauvage peuplée de gros trucs poilus.

16 mai 2008

On the road again, again


Comme prévu, nous démarrons demain samedi matin pour le grand Nord: 1 600 km au nord, pour être précis, le parc national du Yellowstone, ses paysages à couper le souffle et sa faune sauvagement belle. La route s'annonce ardue avec des températures de 44°C à l'ombre prévues sur l'autoroute de Las Vegas. Une fois arrivés dans les Rocheuses, ça devrait se calmer un peu: 20°C le jour, 0°C la nuit à West Yellowstone, ville à l'ouest du parc où nous allons loger pendant six jours. Le retour se fera par Salt Lake City, la "Mecque" des Mormons. En route pour l'aventure!

14 avr. 2008

Choc thermique

Arrivés à bon port, dans un Los Angeles surchauffé par la première canicule de la saison: 35°C bien sonnés, qui font un gros choc après le blizzard du piémont des Rocheuses. Bilan: dix jours, 2 500 km et des poussières, 350 litres d'essence (soupir) et beaucoup de souvenirs de premier choix. Rendez-vous ici à la mi-mai pour un ambitieux voyage vers le parc national du Yellowstone (Wyoming), à 1 500 km au nord de Los Angeles: ses bisons, ses geysers, ses canyons...

Route 66


Notre catcat s'est frotté le temps d'une courte escapade au bitume de la mythique Route 66, qui reliait Chicago à Los Angeles avant d'être désaffectée au profit des grandes autoroutes dans les années 1960. La prochaine fois, on la parcourt sur toute la longueur!

13 avr. 2008

Bagdad, Californie (France)


Petite escapade ce dimanche midi à Newberry Springs, trou paumé sur la route 66 en plein désert Mojave, à deux heures de route de Los Angeles. Fierté locale, célébrité internationale (surtout chez les Français), voici le "Bagdad Café" où se tourna le film éponyme en 1988. Chaleureux accueil de la tenancière et ambiance de boui -boui singulière, des centaines de visiteurs ont abandonné un peu d'eux-mêmes sur les murs: cartes de visite, T-shirts, autocollants et même une carte électorale! Un endroit hors du temps, mais n'y allez pas spécialement pour le menu...

Cours d'Amérique profonde

LAKE HAVASU CITY (Arizona) - Aujourd'hui samedi, avant-dernier jour de notre deuxième tour du far-west, a été décadent à plus d'un titre. Nous sommes d'abord descendus très bas, passant de 2 300 à 150 mètres d'altitude, mais encore plus en allant chez Denny's, chaîne de slow-food honnie depuis que nous avons été forcés d'y manger lors de nos mésaventures mécaniques de Saint-George en 2006. Puis, nous avons nourri l'hydre capitaliste, repoussoir de plusieurs générations d'altermondialistes: Wal-Mart, la sympathique chaîne de supermarchés qui n'offre pas de couverture maladie à ses employés. Dans cet océan d'amoralité, la seule chose qui ne chute pas est le mercure: 33°C à Lake Havasu City, ville champignon en bord de lac artificiel qui n'avait pour nous qu'un intérêt, celui de ne pas nous faire dormir au bord de l'autoroute. Nous avons échoué dans un motel peuplé de quatre-quatreux (quelle horreur) équipés de Jeeps sévèrement modifiées pour ravager le désert, et munies sur leur plateau arrière de glacières à Budweiser, la bière pipi de chat nationale. Autant dire que nous envisageons la nuit avec appréhension. "Ca devrait être relativement calme", nous a promis la réceptionniste. Demain dimanche, dernière ligne droite de 500 km pour retrouver Los Angeles et ses autoroutes urbaines.

Arrêtez-vous pour les mules chinoises?


Soyons clairs: en sabir américain, "Mule Xing" ne signifie pas "concours équestre des jeux Olympiques de Pékin", mais "Attention, traversée de mules". Car "Xing", en fait c'est "cross"-ing. A Los Angeles, nous avions été déroutés par le "Ped Xing" qui ornait certains passages cloutés. Ped="pedestrian", C.A.D piéton, of course. Dingue ce que les abréviations censées nous faire gagner du temps nous en font perdre à devoir les comprendre puis les expliquer à nos lecteurs!

Les cheminots américains sont sympas


Enfin, surtout celui-là: voyant l'intérêt que notre petit lui portait, il a fait ululer la corne de la locomotive du Grand Canyon express, la ligne de chemin de fer qui dessert le parc national.

Nos amies les bêtes


Pas d'ours vu cette année lors de notre tour de l'Ouest, mais dans le désordre: un héron, des biches, des élans, des aigles, une escadrille de corbeaux, des mules, un "chipmunk" fugace et un nombre considérable d'écureuils. Et beaucoup, beaucoup de troupeaux de touristes français, ravis de la déprime du dollar, apparemment.

Le grand souffle


Souffle coupé et par le paysage, et par le vent frisquet qui nous rougissait les oreilles, nous ne sommes restés que le strict nécessaire à Desert View Point, la partie la plus orientale de la rive Sud du Grand Canyon du Colorado, qui comme son nom ne l'indique pas, se trouve en grande partie dans l'Arizona. C'est sans doute de là que l'on a la meilleure vue sur le fleuve, car plus loin le cours d'eau est tellement encaissé qu'il en est presque invisible du plateau qui le surplombe.

En pleine gloire


Expérience unique dans la région de Page, l'Antelope Canyon, que nous avions visité en 2006 mais à la mauvaise heure de l'après-midi, quand le soleil ne perce plus à travers ce couloir de quelques centaines de mètres sculpté par des crues dans la roche rouge. Cette fois-ci, nous y étions à midi. Emerveillement. Au fait, les Navajos détenteurs du monopole ont encore augmenté leurs prix, c'est la crise pour tout le monde.

Pin-pon!


Pas de panique, ce n'est pas Robert le catcat qui brûle, juste les pompiers de Page (Arizona) qui s'entraînent sur un fourgon ayant connu des jours meilleurs.

Mais qui a volé le lac Powell?




Deuxième séjour au bord du lac Powell après celui de l'automne 2006 et stupeur: il a quasiment disparu! La faute à une sécheresse qui dure depuis presque une décennie et a fait diminuer de moitié le volume de la pièce d'eau artificielle la plus grande des Etats-Unis, conjuguée à la soif inextinguible et exponentielle des mégalopoles (Las Vegas, Phoenix...) ayant poussé dans le désert ces 40 dernières années, en raison d'ailleurs de ce lac et de son petit frère en aval, le lac Mead. Et vu la faible inclinaison des berges, le niveau du lac en certains endroits est désormais éloigné de près d'un kilomètre de sa limite originelle lors du remplissage au début des années 1960. Tout cela est un petit peu inquiétant pour l'avenir de ces millions d'Américains ayant fui la déprime économique de la région des Grands... lacs ou l'hiver rigoureux du Midwest pour venir coloniser le désert. Première photo prise de l'ex-sentier courant le long de la berge du lac...

Tempête printanière


C'est décidément sous le signe du refroidissement que nous avons achevé notre séjour à Bryce Canyon, essuyant même une tempête de neige lors de notre descente vers le lac Powell, au sud. Rien de bien grave mais impressionnant tout de même.

9 avr. 2008

Froid aux yeux


Gelée blanche ce matin, neige verglaçante prévue demain, il est temps que l'on redescende vers le désert!

Panoramaaaaah!


Désolé d'abuser des voyelles, mais Bryce Canyon, qui nous avait été interdit de visite fin 2006 en raison de la dépression nerveuse de Robert le catcat, nous a tout bonnement éblouis. De la dentelle de roche sur des kilomètres, ponctuée de quelques conifères, mais surtout, chance, enchâssée dans une couche de neige encore bien accrochée en ce début avril. Nous avons poursuivi jusqu'au bout de la route menant au parc, qui culmine tout de même à 3 050 mètres d'altitude, et sommes allés d'émerveillement en émerveillement. Les Américains qui n'aiment pas tirer à la ligne lorsqu'il s'agit de formuler des émotions pures, diraient: "Wow!"



Le catcat passe au vert


C'est bien beau de voleter de parc national en panorama de folie, de nature immaculée en sanctuaire protégé, mais le faire avec un gros 4x4 glouton, est-ce bien raisonnable alors que le réchauffement climatique n'est plus contesté que dans l'Oklahoma rural et que la montée des eaux met en péril Garmisch-Partenkirchen? A cela nous (enfin surtout le propriétaire de la bête) apportons deux réponses. La première, nous allons vous le dire, est que le Land Cruiser consomme certes 14 ou 15 litres au 100 km, mais qu'il transporte jusqu'à huit personnes, six pendant ce petit tour, plus leurs bagages. Soit 2,5 litres par personne maximum, raisonnable en regard de ce qu'engloutit la voiture de location moyenne locale pour transporter deux touristes.

La deuxième raison, nous allons vous le dire aussi, est que notre catcat n'émet plus de dioxyde de carbone. Façon de présenter la chose: nous avons acheté des "crédits-carbone" à une entreprise spécialisée de Californie, qui va investir notre contribution dans des fermes à éoliennes, des usines à biomasse et des centrales à purin de bison. Autant d'électricité qui n'aura pas été produite par des centrales électriques américaines, qui contrairement aux françaises, très atomiques, fonctionnent au charbon. Bref, à chaque fois qu'un ours polaire croise notre chemin, il nous salue et nous remercie de contribuer à lui sauver la vie! Nous lui rendons ses congratulations, la tête haute et la conscience pure. Enfin, jusqu'à l'arrêt à la station-service...

8 avr. 2008

Merci Kodak


Kodachrome Basin, faut-il le rappeler, doit son nom à une mission d'exploration parrainée par le fabricant d'appareils photo. Technicolor, Cinérama et Panavision auraient aussi pu être de la partie.

Coup de pompe


Petit témoin du passé en passant à Cannonville (Utah).

Brrrryce!




BRYCE (Utah) - Déjà, il y avait la saison, début avril, ce n'est jamais que la fin de l'hiver. Puis la situation continentale, puisque nous sommes à plus de 800 km de Los Angeles désormais. Et enfin, l'altitude: 7 777 pieds, ce qui correspond à 2 500 mètres et qui fait dire: "Oupala!" aux occupants les plus expérimentés de notre catcat. Bref, à Bryce Canyon, il fait péniblement 10°C le jour, et allègrement -10°C la nuit! Heureusement, notre hôtel-station service-magasin de souvenirs-restaurant-laverie-location de motoneige est plutôt bien chauffé.


La région de Bryce, c'est complètement "nice". Des falaises rouges comme à Zion mais découpées par l'érosion en multiples cheminées, rochers acérés ou blocs ressemblant à des coussins, une sorte de Cappadoce cent fois plus grande.


Nous sommes retournés en famille au parc local du Kodachrome Basin (voir posts d'octobre 2006), qui ne nous avait pas porté chance la dernière fois mais qui est toujours aussi magnifique, surtout au soleil couchant.

7 avr. 2008

Au fait

Zion c'est ça:

Avance, patate!


L'avantage de Zion, l'un des parcs les plus visités des Etats-Unis, c'est que l'on y voit des touristes venus en véhicule de toute l'Union. Or, chaque Etat américain frappe ses propres plaques d'immatriculation. Et la plupart (à l'exception de notre Californie) y font figurer leur devise. L'Etat de Washington est l'"Evergreen State", le Texas est le "Lone star State", la Floride est le "Sunshine State". Devinez quelle est la devise de l'Idaho, Etat certes peuplé de vaches et de conifères, mais qui aurait pu faire un effort?

Bière darwinienne


Ce soir, la bière ambrée avait un goût sensé: la cervoise "Wasatch Evolution" est "approuvée par Darwin" et "réalisée en 27 jours, pas en sept". Ce n'est pas au fin fond de l'Utah, terre promise des Mormons, que nous pensions trouver un breuvage aussi laïque. Pardonnez le flou, on avait déjà vidé la bouteille!

6 avr. 2008

Navette spéciale


On se répète peut-être, mais les Américains sont un peuple or-ga-ni-sé. Les gènes allemands, sans doute... A Zion, on traverse le parc en navette, croisement entre mini-train et minibus, mais avec de la maxi-place pour des tas de touristes en short, birkenstock et chapeau de toile. Car Zion n'est pas seulement le nirvana des grimpeurs en varappe, avec ses à-pics de 1 200 mètres, mais aussi La Mecque des randonneurs qui se la jouent sérieusement. Et tout ce petit monde attend en file, sans resquiller. Du coup, peu de voitures à Zion, la nature en est plus sauvage (admirez le héron du jour).

5 avr. 2008

Echelle 200%

SPRINGDALE (Utah) - Nous sommes non seulement bien partis, mais bien arrivés ce samedi à notre première étape "nature", Zion National Park dans le sud-ouest de l'Utah. Tout a commencé lentement vendredi matin au départ de Los Angeles: difficile de mettre en branle quatre adultes, deux bébés et un 4x4 bourré jusqu'au plafond, sans parler du chat qu'il a fallu mettre en pension dans son réduit habituel. Bref, à 13h30 nous étions encore à la hauteur de la drôlement nommée Rancho Cucamonga, lointaine (80 km!) banlieue de L.A. sur la route de Las Vegas, au moment donc où l'autoroute numéro 15, pour les connaisseurs, se charge de SUV remplis de skieurs, de voitures de parieurs compulsifs et de plaisanciers à moteur partis explorer le ludique arrière-pays de la mégalopole californienne.

Désert Mojave déjà chaud en ce début de printemps, les 30°C ne sont pas loin, heureusement rafraîchis par un vent à dévisser les rétroviseurs des 38 tonnes qui comblent de joie l'aîné.

Trajet sans histoire malgré une petite alerte au témoin "check engine" qui joue à cache cache avec nous depuis 2006, et circulation finalement fluide jusqu'au casino "Orleans", deuxième choix hors du "Strip" de Las Vegas, mais qui a l'avantage de rester raisonnable dans ses tarifs pendant le week-end, malgré le gala donné le soir-même dans l'"arène" du casino par un certain Engelbert Humperdinck, dont la notoriété nous avait jusqu'ici échappé.

Qui dort au Orleans déjeune au Starbucks de Tropicana avenue, c'est la tradition depuis que nous allons dans la ville du vice et nous y sacrifions. Démarrage plutôt matinal vu notre équipe chronophage (10h30...) La toujours autoroute 15 se faufile bientôt dans le canyon de la Virgin River, et un énième lacet dévoile la sympathique ville de Saint George, son concessionnaire Toyota sans jugeote, son Dennys (voir post d'octobre 2006, "Fidel Gastro"), ses motels, sa rue principale, son temple mormon. Allons-nous nous arrêter pour nous souvenir? Non, décidons-nous avant que la question ne soit formulée.

Petites routes de campagne, bordées de ranchs aux vaches bien élevées, défendus par des clôtures au garde-à-vous, sous les corniches ocres des falaises de l'Utah, avant d'arriver à Zion, toujours aussi majestueux. Le dîner aux portions gargantuesques et Vegas et ses hôtels-casinos de 4 000 chambres viennent nous rappeler que l'Amérique profonde est celle des dimensions XXXXL. D'ailleurs sur la photo, on nous voit en train de charger notre 4x4 (5 mètres de long, deux mètres de haut, 1,70 m de large). Mais si, c'est nous, derrière le pick-up de Mad Max...

31 mars 2008

On prend presque les mêmes, mais on recommence, en plus court

Après de multiples rebondissements et un an et demi depuis notre retour au bercail, nous voici prêts à reprendre la route. Nous ne sommes plus trois mais six, Robert a subi une cure d'amaigrissement au niveau de l'équipement et un dopage pour augmenter son nombre de sièges. Nous ne partons que dix jours, pour un tour de l'ouest un peu plus court que la dernière fois. Ce sera donc Los Angeles - Las Vegas (Nevada) - Zion National Park (Utah) - Bryce Canyon National Park (Utah) - Page (Arizona) - Grand Canyon (Arizona) - Los Angeles.



Plus question d'essayer de dormir dans notre gros catcat (remis à neuf par une cohorte de garagistes grassement payés), nous sommes sur la voie de l'embourgeoisement et allons contribuer à la prospérité de l'industrie hôtelière du far-west. Il faut dire aussi que nous sommes tôt dans la saison et que la température nocturne risque d'être un peu frisquette à 2 000 mètres d'altitude. Bref, nous avons prévu environ 2 500 km en une dizaine de jours.
Pour rattraper notre inactivité depuis l'automne 2006, nous avons aussi dans les cartons l'idée de partir en mai au Yellowstone National Park, un gros voyage vers le nord. Mais chaque chose en son temps... Suivez nos aventures ici à partir du vendredi 4 avril!