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15 mai 2009

Sous les troncs, la plage


Nous vous déconseillons la baignade dans la mer longeant l'Etat de Washington (sauf si vous vous sentez une vocation de mannequin chez les surgelés Picard) mais les plages y sont d'une étrange beauté, grâce aux milliers de troncs d'arbres blanchis qui les jonchent. Comme 95% de la forêt de la région sont protégés, les arbres tombent naturellement et sont emportés par les flots des dizaines de rivières vers la mer, où les tempêtes d'hiver les renvoient sur les côtes.

Ne te retourne pas, il y a un cerf qui nous suit


Emotions fortes ce mercredi dans la "rainforest" du parc national Olympic lorsque nous sommes tombés nez à andouillers avec un jeune cerf au détour d'un sentier boueux. Pour ajouter un peu de piquant à la situation, nous venions de lire un avis à la station de rangers du parc, annonçant que plusieurs visiteurs s'étaient tout récemment fait charger par un de ces animaux. Nous avons donc attendu qu'il aille brouter ailleurs, avant de passer à quelques mètres de ses cuissots pour poursuivre notre randonnée. Mais c'est alors que le bougre s'est mis à suivre notre groupe d'une dizaine de personnes! Son manège a bien duré cent mètres. Les conseils des responsables du parc sont formels: ne courez surtout pas. Ce n'est pas l'envie qui nous manquait. Enfin, ce n'était pas non plus un ours...

Humide!




FORKS, Washington.
Déjà, la raison sociale de l'Etat de Washington aurait dû nous rendre méfiants: "l'Etat toujours vert". Sur sa façade Pacifique, il y pleut 300 jours par an. Pas de chance, c'est tombé sur nous!
Blague à part, seul mercredi a vraiment été pénible, nous forçant à nous terrer tout l'après-midi dans notre hôtel de Forks, la métropole locale (3 000 habitants, quand même).
En matinée, entre deux ondées (et même pendant), nous avons marché dans la "rainforest", ou encore "forêt tempérée humide" du parc national Olympic. Et humide, l'endroit l'est tellement que de la mousse pousse sur les routes et les téléphones publics (voyez plutôt), sans parler des arbres qui paraissent poilus-verts. Du côté ouest du parc, on arrive quand même à plus de quatre mètres de précipitations annuelles, ce qui en fait l'un des endroits les plus arrosés au monde.