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16 août 2011

On vous fait une fleur


Les jardins de Métis dans toute leur splendeur d'août.

15 août 2011

« C’est assez ! » dit la baleine


Excursion touristique le 12 août à bord d’un petit bateau au capitaine bourru mais doté d’un sens de l’humour maritime. Le but : aller voir les baleines, dauphins, bélugas et autres cétacés qui viennent se gorger de krill et de crustacés dans l’embouchure du fleuve Saint Laurent. Aucune garantie de voir ces mammifères, prévint l’organisateur de l’excursion, qui offrait même un ticket gratuit si jamais les bêtes n’étaient pas au rendez-vous. Mais elles le furent ! Après une heure de déambulations en zigzag entre les bancs de brouillard, aucune terre émergée à l’horizon, nous avons assisté à un festival de rorquals et de marsouins, et même aperçu des phoques curieux. En revanche, de bélugas point. Malheureusement, vous devrez vous contenter de notre parole, car les nageoires dorsales sont difficiles à prendre en photo au vol depuis le pont tanguant d’une barcasse. Belles vues aussi sur la côte Nord du Saint-Laurent, presque aussi vierge qu'à l'époque où Cartier l'aborda.

Les Yosemite des Laurentides (2)


Deuxième parc national de la région à avoir droit à notre visite, le parc des Grands Jardins. Contrairement à celui des Hautes-Gorges, il ne compte pas de barrage et c’est un torrent tumultueux qui se faufile au fond de sa vallée. Mais ce qui nous intéressait le jeudi 11, c’était de visiter son deuxième étage : le paysage de taïga et de lacs glaciaires situé en altitude. Nous n’avons pas été déçus. Aussi bien organisée que les parcs américains, mais avec facilement 50 fois moins de visiteurs au mètre carré, la zone offre de petits sentiers bordés de lichens et de bouleaux, mais aussi de myrtilles sauvages et de champignons, typiques de la taïga en été. Et à 20 mètres de la table de pique-nique où nous dégustions nos chips et œufs durs, nous avons même vu une grosse bête à poil brouter l’herbe. Apparemment un castor qui en avait assez de construire des barrages.

Les Yosemite des Laurentides (1)


Non loin de notre repaire de vacances se trouvaient deux parcs nationaux québécois : les Hautes-Gorges de la Rivière Malbaie et le parc des Grands Jardins. Deux sanctuaires très semblables à la base, car organisés autour d’une vallée glaciaire classique, en forme de « U » et surmontée de dômes rocheux et de forêts denses de résineux, comme le Yosemite que nous affectionnions lors de notre séjour californien. Dans le cas des Hautes-Gorges, l’endroit a été façonné par l’homme et un barrage de « draveurs », c'est-à-dire ceux qui faisaient descendre le bois exploité le long de la rivière. Un lac de retenue de 10 km de long s’est formé le long de cette vallée suivant un trajet en « L » , pour le plaisir des touristes qui y pratiquent le canot, le kayak ou sur ses berges, le vélo - nos mollets s’en souviennent ! L’endroit est dominé à l’est par un promontoire rocheux nommé l’Acropole, et accessible par un sentier qui malheureusement est si abrupt qu’il faut entre quatre et six heures pour effectuer l’excursion. Vu notre configuration familiale, un rêve difficile d’accès pour l’instant. Comme la traversée à pied du Grand Canyon, la route de l’Alaska ou celle de la Basse-Californie, nous rangeons cet objectif dans nos archives en espérant le ressortir un jour !

Lacs, montagnes, fleuve et météorite


Le Charlevoix, donc. Entre la chaîne de montagnes des Laurentides et l’immense Saint Laurent, déjà salé et soumis à l’influence des marées, ce territoire érodé par les glaciers mais aussi façonné par une chute de météorite géante se donne parfois des airs de Suisse, avec ses petits lacs nichés au fond de vallées verdoyantes, ses vaches et moutons qui paissent entre des granges de bois délavé et de coquettes maisons de campagne de la bourgeoisie québécoise. C’est aussi une région de gastronomie (ah, le confit de canard retrouvé) et d’écotourisme, peu peuplée si l’on s’éloigne du seul grand axe de la route longeant le fleuve. Un petit paradis pour les visiteurs… quand il fait beau. Ne nous plaignons pas, en gros, nous sommes passés entre les gouttes ! (photo: la vue depuis notre repaire)

En route vers la sauvagerie


Nous avons quitté Québec le vendredi 5 août au matin, après quatre journées de tourisme intensif dans cette ville qui nous a vraiment beaucoup plu, avec son ambiance détendue et sa taille tout à fait « marchable ». La dernière soirée s’est passée au son et lumière sur le port de plaisance : toute l’histoire de la Belle Province, des Indiens au chemin de fer et du règne français à l’indépendance canadienne de la Grande-Bretagne (1867, le saviez-vous ?), a défilé sur les silos à grain alignés au bord du Saint Laurent, et transformés en écran géant pour l’occasion. En route vers le Charlevoix, notre région d’adoption pour les dix jours à venir, via la route 138 qui, si nous la suivions jusqu'au bout, nous mènerait jusqu’aux terres sauvages du Labrador, via la fameuse et désolée piste « translabradorienne ». Une prochaine fois, peut-être…

Quelle belle chute


Visite jeudi 4 août à la chute Montmorency, qui avec ses 84 mètres de haut, domine ses consoeurs du Niagara de 30 mètres. Nous en sommes ressortis ébouriffés et humides. Ce bel endroit est en perpétuelle évolution : à la fin de la dernière période glaciaire, la chute tombait directement dans le Saint Laurent. En douze millénaires, elle a reculé de 450 mètres. Et en hiver, les alentours gèlent allègrement, valant aux alentours le surnom de « pain de sucre » comme à Rio.

31 juil. 2011

Aoûtiens

LAKE GEORGE, New York.
Grand bond en avant et vers le Nord ce dimanche, puisque nous sommes au beau milieu de l'Etat de New York, étape obligatoire lorsque l'on veut rallier le Canada depuis notre Washington d'adoption. Départ et arrivée tardifs, et route longue (700 km) mais sans histoire à part quelques embouteillages dans le Delaware. Mais c'était bien pire en face pour les juilletistes qui rentraient des Catskills et des Adirondacks vers New York, canoë sur le toit du SUV: des dizaines de kilomètres de bouchons avant le triangle de Rock and Court, comme dit Rosny Underwood. Demain lundi, notre petite troupe se lance dans la reconquête du Canada francophone, notre premier passage de frontière terrestre en voiture depuis 2000! A condition qu'ils nous laissent entrer... Prochain message, nous l'espérons donc, de la Belle Province.

13 févr. 2011

Marais lumineux


Descendre vers le sud-est des Etats-Unis, c'est aussi radicalement changer de paysage. Les plaines côtières se creusent de mangroves, la végétation se fait rebelle et les moustiques multiplient les expéditions punitives. Pas en février heureusement, et nous visitons les marécages locaux par 16°C, sous un soleil radieux et en respirant un air léger.

4 oct. 2010

Leur côte de granit rose


Trois jours dans la presqu'île des Monts Déserts nous ont offert une série de promenades ébouriffantes, dont une sur un sentier côtier. A 5 000 km de Perros-Guirec, les habitants du Maine ont eux aussi leur côte de granit rose, en pleine gloire au soleil couchant.

2 oct. 2010

Acadia


BAR HARBOR, Maine - Grand beau temps retrouvé pour aborder l'un des points forts de cette tournée régionale: Acadia National Park, le grand parc national de la côte est, situé sur les plus hautes montagnes en bord de mer entre le Canada (à 150 km au nord) et le Mexique. C'est aussi notre 34e parc national depuis le début de notre séjour américain en 2005. Pas mal de touristes en haut du Mont Cadillac qui domine la région, mais quels paysages! Nous jetons l'ancre pendant trois jours dans le petit port de Bar Harbor et allons explorer les environs qui s'annoncent somptueux.

Un grand moment de solitude


Cinq hectares d'aire de pique-nique en bord de lac pour nous tout seuls, c'est la magie des vacances d'octobre. Avec cinq degrés de plus et un vent de 60 km/h en moins, ç'aurait été parfait!

Ils descendent de la montagne


Au revoir les montagnes Blanches du New Hampshire que nous n'avons malheureusement qu'entraperçues à travers un rideau de pluie, et direction la côte Atlantique. Le Maine, nouvel Etat sur notre feuille de route, est recouvert à 89% de forêts, et ça se voit!

1 oct. 2010

Il pleut sur la route, mon coeur en déroute


Révision générale de vocabulaire météorologique et géographique, à dominante humide: bourrasque, déluge, crue, cascades, torrents, flaques, mares et étangs. Hydrogène et oxygène furent les éléments de base de notre journée de vendredi. On nous promet du mieux pour le week-end et ce n'est pas dommage. Quelques belles chutes d'eau en passant, toutefois.

30 sept. 2010

C'est loin, mais c'est beau


Nous sommes à près de 1 000 km au nord de Washington, et nous enfonçons dans des régions où bruissent les lacs et clapotent les forêts.

28 sept. 2010

Bonnes feuilles


Un petit coup d'Adirondacks pour la nostalgie. Dans les vallées, l'automne n'est pas encore aussi spectaculaire qu'en altitude, mais nous devrions retrouver cette explosion de couleurs lors de notre passage prévu dans les montagnes du New Hampshire, dans quelques jours.

27 sept. 2010

Les monts Olympiques nous enflamment


LAKE PLACID, New York - Nous voici au coeur des Adirondacks, une chaîne de montagnes de l'extrême nord de l'Etat de New York. Nous ne sommes qu'à un peu plus de 100 km de la frontière canadienne et avons déjà roulé plus de 1 000 km depuis Washington. Malheureusement, cette troisième journée de voyage s'est effectuée sous une pluie têtue et nous n'avons pu sortir qu'un petit quart d'heure sous les frondaisons entre un lac et une cascade. Mais à travers les vitres de notre voiture se sont révélées les merveilles de l'automne nord-américain. Du vert au jaune vif en passant par l'orangé, le rouge carmin et le fauve, ce ne sont qu'enflammements de futaies et de fougères. Au coeur des Adirondacks, territoire de 25 000 m2, soit grosso modo la surface du Rwanda, notre étape de ce soir, Lake Placid, est connue dans le monde entier pour avoir accueilli à deux reprises les jeux Olympiques d'hiver, en 1932 et 1980. Mais malgré les paysages à couper le souffle, nous ne sommes pas bousculés par la foule.

28 mai 2009

Evadés au Nevada


Logeant au lac Tahoe à un pâté de maisons du Nevada, nous y avons effectué une petite escapade lundi soir, pour goûter aux buffets du casino Harrah's local. Le jeu est autorisé partout au Nevada, mais seulement dans les réserves indiennes en Californie, et les Nevadiens ont construit leurs casinos juste à la frontière. La preuve en image.

Point de vue, image de l'onde


Tahoe vu du haut des pistes de ski qui lardent les montagnes environnantes. Le câble est celui du mini-téléphérique que l'on emprunte pour atteindre 3 050 m d'altitude.

A bicyclette


Sous les frondaisons des pins au bord du lac Tahoe, les pistes cyclables étaient un peu embouteillées mais le temps splendide. Et un peu de sport à cette altitude n'a pu faire que du bien à nos globules rouges!