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29 juin 2012

Dans le gouffre du canyon noir

PARC NATIONAL DU CANYON NOIR DE LA GUNNISON, Colorado. Journée des extrêmes jeudi dans ce parc national tout récent, puisque c'est la signature de Bill Clinton qui a validé son statut au début des années 1990. Rien à voir avec son grand frère du Grand Canyon, en aval puisque la rivière Gunnison est l'un des affluents du Colorado descendant comme lui du versant Ouest des Rocheuses: le Canyon noir est en effet extrêmement étroit, à peine quelques centaines de mètres et jusqu'à seulement vingt à sa base. Mais en profondeur, l'endroit suscite le vertige: deux Empire State Building empilés ne suffiraient pas à en atteindre les berges dont certaines surplombent donc le torrent de quelque 700 mètres. Seuls les varappeurs les plus avertis se hasardent à grimper de telles parois, mais il existe une route (16% de gradient sur huit kilomètres de lacets étroits, ça change du périphérique de Washington) permettant d'en atteindre le fond. Un endroit très calme car à l'écart de la plupart des circuits touristiques. Nous sommes allés de promontoire en sentier et de barrage en rencontres animales, avec en particulier une biche accompagnée de ses deux faons à peine âgés d'une semaine. Magique.

28 juin 2012

L'année du dragon

Début d'exploration ce jeudi du "Canyon noir", moins fréquenté que les autres parcs que nous connaissons déjà. Il faut avouer que sa localisation à l'écart des circuits touristiques rend la chose moins aisée. Une rangeuse rencontrée au Monument national de Dinosaur, au début de la semaine, nous en a dit beaucoup de bien. En tout cas, la faune qui traîne aux abords du parc est des plus curieuses...




27 juin 2012

Nouveaux sommets animaliers

Nous sommes vernis. Depuis le début de notre voyage il y a bientôt 20 jours, nous avons vu plus d'animaux sauvages qu'au cours des sept années écoulées. Dans le parc des Rocheuses, ce sont les marmottes et les pikas (petits rongeurs aux cris stridents) qui sont venus fôlatrer à quelques mètres de nous, tandis que de majestueux cerfs mâles dotés de leurs bois broutaient la rare végétation au bord de la route. Et pendant une petite balade au bord du Colorado, un petit torrent à cet endroit, nous sommes tombés quasiment nez à museau avec une biche et deux élans. Nous n'avons toujours pas aperçu de gros félin ni d'ours brun, mais finalement, on se passe très bien de ce genre de rencontres rapprochées!





Embouteillage champêtre au Colorado

ESTES PARK, Colorado. Nous sommes de retour depuis deux jours dans notre Etat d'arrivée, au coeur des montagnes Rocheuses. Nous avons abordé la chaîne par la face occidentale, nous élevant progressivement à 2 500 mètres et plus, dans un paysage semi-aride où, au détour d'un virage, nous avons été ralentis par un embouteillage provoqué par des centaines de moutons. Encadrés par un berger à cheval et une dizaine de chiens, dont la moitié de chiots, ils traversaient nonchalamment la nationale. Un spectacle insolite au pays des zones commerciales infinies et des autoroutes toutes droites. Alors, c'est beau le Colorado? "Mêêê oui!"

24 juin 2012

Bisons, mouflons et petit patapon

Notre bestiaire devient un "best-of". Après les grizzlis, les colibris, les wapitis et on en oublie, nous avons aperçu ce dimanche une famille au grand complet de dindons sauvages, deux marmottes et, pour couronner le tout, une superbe femelle mouflon, venue brouter sur les bords du canyon de Flaming Gorge.

Oiseaux-frelons


Le bourdonnement des colibris, samedi soir, à la terrasse du Red Canyon lodge, dans le soleil couchant. Calme, luxe et volupté!

22 juin 2012

Chez les cow-boys urbains

JACKSON HOLE, Wyoming. Après trois jours à profiter à plein du Yellowstone jusqu'aux derniers feux du crépuscule, effaçant ainsi nos frustrations d'il y a quatre ans, nous sommes arrivés ce jeudi soir dans la bourgade de Jackson Hole, au Wyoming, en passant à travers un nouveau parc, celui des Grand Tetons. Cet endroit, avec son enchaînement de sommets pointus tutoyant les 4 000 mètres, a été nommé par un trappeur français qui devait être loin de son foyer! Nous explorerons ce sanctuaire demain après l'avoir effleuré. En attendant, Jackson Hole, repaire de la jet-set en mal d'émotions authentiques de l'Ouest, s'est offerte à nous, avec ses boutiques proposant des trophées de chasse empaillés, du cougar au grizzli, des bottes de garçons vachers et des chapeaux Stetson, et même une défense de mammouth de Sibérie garantie originale, pour la modique somme de 19800 dollars... Une diligence d'opérette parcourt les rues autour la place centrale, décorée à chaque coin par des arches géantes composées de bois de cerfs!

Le carnaval des animaux

Et dire que l'été dernier nous étions tout émoustillés d'avoir vu notre premier ours nord-américain! Depuis notre retour dans le Far-West, la nature nous offre un véritable festival faunique, et ce n'est pas moins de cinq plantigrades supplémentaire que nous avons vu batifoler. Mais ils n'étaient pas seuls. Jugez plutôt.
Coyote

Ecureuil

Biche wapiti

Et des bisons à l'infini...

18 juin 2012

Tiercé gagnant

Glacier ne s'est pas montré chiche envers nous. Ce n'est pas un, pas deux mais trois ours que nous avons aperçus samedi en roulant à travers le parc. Toujours plus rassurant que de les croiser au détour d'un sentier... Glacier abrite deux espèces d'ursidés: des ours bruns et des grizzlis. Nos trois vedettes du jour  appartenaient à cette dernière catégorie.


15 juin 2012

Moment de grâce

PARC NATIONAL THEODORE-ROOSEVELT, Dakota du nord. Bien qu'un peu sonnés par une nouvelle journée à 600 km de route, nous sommes allés explorer au crépuscule mercredi ce petit parc, à l'écart des circuits touristiques. Bien nous en prit: les éléments se sont combinés pour nous offrir un véritable moment de grâce. De notre promontoire surplombant la vallée du "Little Missouri", nous avons vu des gloires descendre des nuages filtrant le soleil couchant, tandis qu'à l'opposé, les averses d'un orage s'irisaient en arc-en-ciel. En contrebas, quelques bisons attardés rejoignaient leur troupeau de l'autre côté de la rivière, en la passant à gué. Et c'est là que les coyotes se sont mis à hurler... On comprend que Roosevelt, président au début du XXe siècle, ait été saisi par la beauté de l'endroit et ait fait tout ce qui était en son pouvoir pour le préserver.

11 juin 2012

Le bébête show

Retrouver le grand ouest américain, c'est renouer avec une faune pullulante et presque exotique. Bisons bien sûr, mais aussi antilopes, biches, chiens de prairie, aigles... Voici un "faunilège".

Bison d'Amérique du Nord (Bison Bison)





Antilope d'Amérique (Antilocapra Americana)

Les mêmes, mais en femelle et miniature!

Chien de prairie (Cynomys)

10 juin 2012

Bison futé et circulation fluide

Au bout d'étendues à périr d'ennui, en particulier au Nebraska, la récompense: le retour des bisons en liberté dans notre champ de vue après quatre ans d'absence. Cet ongulé est sans doute le lointain descendant des individus réintroduits dans la région des Black Hills au Dakota du sud, sous l'égide du formidable président Theodore Roosevelt, qui s'était rendu compte des ravages quasiment irréversibles commis sur l'écosystème des hautes plaines nord-américaines par les Buffalo Bill et autres sanguinaires de routine. L'endroit s'appelle Wind Cave National Park et nous sommes tombés sous son charme.

8 mars 2012

Le monstre du bayou

Après les dizaines d'alligators que nous avions admirés dans les Everglades en Floride l'année dernière, nous étions sans doute un peu blasés, mais nous aurions été très déçus de ne pas apercevoir leurs cousins louisianais à l'occasion de notre escapade dans les bayous. Bilan, pas mal de jeunes "gators" prenant le soleil sur le tapis végétal qui recouvre une grande majorité des bras d'eau du parc Jean-Laffite, mais aussi un beau bestiau d'au moins 2,5 mètres de long au milieu d'un canal. Ces bêtes sont moins dangereuses que les crocodiles, mais nous n'avons pas regretté de posséder une fonction "zoom" sur notre appareil photo!

22 août 2011

Maringouins


On nous avait prévenus: en été, le Canada est le royaume du moustique, autrement dit le "maringouin". C'est donc armés de citronelle, de Néocide, d'Apaisyl et même de lotion spéciale "invasion du Vietnam" rapportée de notre escapade floridienne de février que nous avons débarqué au pays du sirop d'érable et des suceurs de sang. Peine perdue: une grande partie de la famille se gratte furieusement. Depuis notre entrée au Nouveau-Brunswick, les insectes ont pris une nouvelle vigueur, rendant nécessaire une chasse sanglante au "bzz" jusque dans la voiture.

15 août 2011

La boîte à ours 2 : la revanche du filet


Dans les parcs nationaux américains de la Sierra Nevada ou des Rocheuses, les sites de camping sont parsemés d’armoires fortes (voyez notre message de l’automne 2006, « la boîte à ours »). Au Québec, les autorités semblent privilégier une version plus « light », euh, pardon, « diète » : les filets suspendus à des tringles, à plus de quatre mètres de hauteur, afin d’infliger un supplice de Tantale aux gourmands animaux.

Ne prenez pas trop votre élan


(Au risque d’en percuter un)

C’est le nôtre (it’s ours) !


Samedi 13 août, nous roulions tranquillement vers notre parc national lorsque se produisit notre première rencontre avec non seulement un ours du Canada, mais un ours nord-américain tout court. En six ans et deux mois de résidence sur le continent, cette carence commençait à faire tache sur notre CV ! Ce jeune spécimen d’ours brun est resté pendant deux minutes à quelques mètres de notre voiture – tous les occupants en avaient les yeux comme des soucoupes – avant de reprendre le chemin du bois et de ses myrtilles sauvages. L’animal s’est produit en exclusivité pour nous : il avait déjà disparu à l’approche des touristes suivants. Nous sommes bien contents d’avoir croisé notre premier plantigrade depuis la sécurité de notre carrosserie galvanisée et non au détour d’un sentier, face à une mère et deux oursons.

« C’est assez ! » dit la baleine


Excursion touristique le 12 août à bord d’un petit bateau au capitaine bourru mais doté d’un sens de l’humour maritime. Le but : aller voir les baleines, dauphins, bélugas et autres cétacés qui viennent se gorger de krill et de crustacés dans l’embouchure du fleuve Saint Laurent. Aucune garantie de voir ces mammifères, prévint l’organisateur de l’excursion, qui offrait même un ticket gratuit si jamais les bêtes n’étaient pas au rendez-vous. Mais elles le furent ! Après une heure de déambulations en zigzag entre les bancs de brouillard, aucune terre émergée à l’horizon, nous avons assisté à un festival de rorquals et de marsouins, et même aperçu des phoques curieux. En revanche, de bélugas point. Malheureusement, vous devrez vous contenter de notre parole, car les nageoires dorsales sont difficiles à prendre en photo au vol depuis le pont tanguant d’une barcasse. Belles vues aussi sur la côte Nord du Saint-Laurent, presque aussi vierge qu'à l'époque où Cartier l'aborda.

23 févr. 2011

Nous vivons dangereusement

Saurien vu


PARC NATIONAL DES EVERGLADES, Floride - L'alligator est aux Everglades ce que le pigeon est à la place Saint Marc. Un million de ces sauriens grouillent dans les trous d'eau du sanctuaire naturel et il faudrait une bonne dose de malchance pour les rater. Juste à l'entrée Est du parc, un petit détour permet de les approcher de près. Contrairement à leurs cousins crocodiles, qui existent aussi dans la région où ils préfèrent l'eau saumâtre, les alligators sont des bêtes craintives envers l'homme et une seule attaque a été recensée ces 50 dernières années dans le parc. Ce n'est pas pour autant que l'on irait faire du guili-guili à ces bestioles un tout petit peu terrorisantes.