...quatre siècles vous contemplent. Et tenez-vous bien, cette cahute à Santa Fe n'est rien moins que la plus ancienne maison encore debout aux Etats-Unis. Elle a été érigée par les Espagnols en 1610, alors que notre roi Henri IV terminait son règne et que les colons anglais n'avaient fondé Jamestown, à l'autre bout du pays, que depuis trois ans. En plein ethnocentrisme, les historiens américains ont sans doute négligé les demeures indiennes en dur de Mesa Verde, datant des Croisades et que nous avons visitées il y a deux jours. Mais il est vrai qu'elles ne sont pas intactes.
8 oct. 2008
Du haut de cette misérable masure...
...quatre siècles vous contemplent. Et tenez-vous bien, cette cahute à Santa Fe n'est rien moins que la plus ancienne maison encore debout aux Etats-Unis. Elle a été érigée par les Espagnols en 1610, alors que notre roi Henri IV terminait son règne et que les colons anglais n'avaient fondé Jamestown, à l'autre bout du pays, que depuis trois ans. En plein ethnocentrisme, les historiens américains ont sans doute négligé les demeures indiennes en dur de Mesa Verde, datant des Croisades et que nous avons visitées il y a deux jours. Mais il est vrai qu'elles ne sont pas intactes.
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Taos, version piquante
Partout à Taos, dont nous avons visité le centre mardi matin, sèchent des bottes de piment rouge sur les poutrelles dépassant des murs, selon l'architecture locale. L'architecte des bâtiments publics et privés doit avoir du travail pour préserver l'unité de cette ville enchanteresse, mais tout le monde semble se mettre au diapason, des banques au McDonald's, lui aussi couleur de terre. Profitant de ruelles peu fréquentées, d'une place centrale à l'espagnole très calme et de voies piétonnières (mais oui), nous avons déambulé au hasard dans ce qui reste un tout petit village, malgré les magasins d'artisanat, de souvenirs ou les galeries d'art en enfilade. Des dizaines d'artistes, attirés par la lumière particulière de Taos, s'y sont installés à demeure. Nous avons trouvé une petite crèche de Noël en terre cuite qui prouve que le petit Jésus était un papoose. Taos, vraiment un endroit à recommander aux futurs visiteurs. Sans doute encore rêveur après ce spectacle sans commune mesure avec les autoroutes de Los Angeles, le conducteur du catcat a démarré avec un peu trop d'enthousiasme vers Santa Fe, imprimant la marque de son pare-chocs arrière sur l'avant d'une petite Chevrolet qui ne lui avait rien demandé. Pourvu qu'il ne faille pas engager d'avocat...
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7 oct. 2008
L'automne glisse vers les vallées
... et est déjà bien installé à 2.600 m d'altitude. Nous ne savons pas exactement quel type d'arbre prend de telles couleurs avant de perdre ses feuilles, mais nous apprécions le spectacle à chaque tournant de la route dans le nord encore montagneux du Nouveau-Mexique, sur la route de Taos.
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Un lac et ça repart
Le fleuve d'Eddy Mitchell
Rio, Rio Grande, dès la frontière passée... Symbole de notre avancée vers l'Est, nous avons traversé lundi soir les profondes (500 m) gorges du Rio Grande, fleuve qui prend sa source non au mont Gerbier de Jonc, mais dans les Rocheuses du Colorado, pour descendre plein sud jusqu'à la frontière mexicaine, avant de la longer jusqu'au golfe en léchant les rives du Texas. Si dans le nord du Nouveau-Mexique, le cours d'eau possède un débit très impétueux, il est tellement pompé par les agriculteurs en aval que certains étés, il n'atteint même plus la mer. Les clandestins venus d'Amérique centrale et latine n'ont même plus besoin de se mouiller le dos comme leurs prédécesseurs ("wetbacks", mot très péjoratif) pour rejoindre le pays de rêve de l'Oncle Sam, où cliquètent les dollars d'argent. A moins qu'il ne s'agisse de la cavalcade des courtiers de Wall Street.
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Vieux Taos
Nous sommes au Nouveau-Mexique, le point le plus oriental dans la boucle que nous effectuons. Lundi soir, nous avons visité le Pueblo de Taos, un village d'Indiens et attraction touristique locale, qui n'a ni eau courante, ni courant continu. C'est un endroit hors du temps: les habitations les plus anciennes ont 1 000 ans. Pour les Yankees, c'est de la préhistoire!
Pour le reste, Taos bien que touristique reste adorable, avec sa grande coherence architecturale: maisons basses en adobe, galeries d'art et vendeurs de piments secs. On l'explorera plus en profondeur mardi. Au fait, en huit jours, nous avons parcouru 2.500 km...
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5 oct. 2008
Private joke
On ne va pas s'étendre en insanités, mais sachez que nombre d'Etats américains interdisent ce genre de plaque. "WTF", en langage djeunz yankee sur les foroumes internet, est l'acronyme anglais de "qu'est-ce que c'est que ce désordre", avec une forte valeur péjorative. Pas étonnant que ce soit un habitant du Texas, contrée connue pour la rudesse de son climat et de ses indigènes, qui l'arbore... mais peut-être à son insu!
Le repaire des petits Indiens
Ce dimanche, c'était la grande journée ethnologico-archéologique dans le parc national de Mesa Verde, où les Indiens appelés Anasazis, ascendants des tribus Pueblo locales, ont vécu 700 ans jusqu'à la fin du XIIIe siècle. Emerveillement général lorsqu'au creux d'une caverne à flanc de falaise, se dévoilent des ouvrages de maçonnerie à la rigueur remarquable, montrant que les "sauvages" massacrés par les Conquistadores possédaient une technique plus qu'évoluée. Mais c'est bien avant l'arrivée de Colomb et de Cortez que ces mystérieux Indiens, dont peu de traces autres qu'architecturales subsistent, ont quitté leurs étonnantes habitations. Selon la "Ranger" qui nous a guidés dans le lotissement de "Cliff Palace" (le palais de la falaise), les indigènes auraient quitté en l'espace d'une ou deux générations leurs demeures quasi troglodytiques. L'endroit, que nous avons visité entre deux grosses dépressions venues des Rocheuses, possède en tout cas un charme étrange.
4 oct. 2008
Avis de grand frais
Nous sommes arrivés au Colorado ce samedi soir, à Cortez dans le sud-ouest de l'Etat pour être précis. "Main Street America" dans toute sa splendeur: enchaînement de Dennys, Wal-Mart, McDonald's et Sonic. Heureusement, il semble exister un centre-ville historique avec des immeubles datant de la fin du XIXe siècle. Tourisme réduit aujourd'hui: notre sortie de l'Utah s'est effectuée sous des trombes d'eau, la première tempête de l'automne à en juger par la ruralité jaunie que nous avons traversée. Non que la journée ait manqué de piquant: nous avons retrouvé une vis dans le pneu avant de McLeod, héritage des routes de l'Ouest. Un passage chez "Bigfoot Tires" plus loin et nous voilà repartis d'un bon pied caoutchouté. Le principal charme de Cortez réside en sa proximité avec le parc national de Mesa Verde, un endroit qui a inspiré les auteurs de Blueberry avec ses villages d'indiens Anasazis installés dans des grottes à flanc de falaise. On s'y rend demain, à condition que le temps se calme un peu.
Hiking in the rain
Grosse pluie ce samedi matin au moment de quitter Moab, sanctuaire des quatre-quatreux aux machines délirantes, après trois jours au Sleep Inn local et sa chambre quelque peu confinée; nous avons repris la route du parc d'Arches pour dire "babaille" aux formations envoûtantes. Voici donc en épilogue la double arche dans le secteur des "Windows", l'endroit où l'on peut observer le plus de ponts naturels. A défaut d'y déambuler comme la veille et l'avant-veille dans le reste de la région, qui pour des "hikers" (marcheurs) un peu moins encombrés que nous par la marmaille, doit se révéler idéal.
Ma voiture en a

D'abord, mille excuses à nos lecteurs, qui savent à quel point nous souhaitons livrer des écrits à portée sinon éducative, du moins de bon goût. Mais là, nous sommes tombés sur LE vrai gros beauf de l'Utah. D'abord, il roulait en Ford Mustang verte métallisé, avec aux fesses un aileron géant... mais pas que ça. Le jeune Jacky avait attaché près de son pot d'échappement et en position centrale, une paire de ce qu'il faut bien se résoudre à appeler testicules. Chromées. Vraiment effarés par cette vision de Duo habet et bene pendentes, nous n'avons pas dégainé notre appareil photo sur le coup. Mais toujours mus par la recherche de la vérité, nous avons retrouvé, et sans désir de choquer, la source de cet objet. Pour 40 dollars hors taxes et hors frais de gros porc, les "bull balls" (boules de taureau) peuvent être vôtres. Existe aussi en couleur rose.
Une arche dans les canyons (et vice-versa)
Voilà que cela se complique; on trouve des arches dans le parc de Canyonlands, tandis que des canyons existent dans le parc d'Arches! Voici un exemple de la première occurrence, vu vendredi. Et signe que la nature a encore pas mal de droits dans le coin, aucune barrière n'a été mise en place pour retenir le touriste imprudent, et un Américain que nous avons croisé a même trouvé étonnant qu'aucun panneau n'interdise de faire de la grimpette sur l'arc de pierre. Relâchement de la "diziplineu" ou manque de budget du service des parcs nationaux, réduit à faire la manche depuis que George W. Bush lui a coupé les crédits en se disant que des équipements qui attirent seulement 280 millions de visiteurs par an ne valent pas le coup d'être financés? C'était le couplet râleur du Français en vacances.
Oh. My. God.
Les mots nous manquent souvent face aux splendeurs que nous a réservées l'Utah depuis que nous y avons pris pied il y a cinq jours, mais la région de Moab, avec les parcs d'Arches et de Canyonlands, vaut le voyage à elle toute seule. A en juger par la diversité des plaques d'immatriculation des voitures que nous avons croisées (un camping car immatriculé en Allemagne et un 4x4 suisse!), nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé du charme à l'endroit. Canyonlands, visité vendredi sous un ciel menaçant, nous a envoûté; le nord du sanctuaire naturel consiste en une immense "Mesa", baptisée "Island in the sky", et qui n'est accessible que par un isthme naturel. Du haut de ses falaises, la vue sur les alentours se révèle éblouissante. Regardez plutôt.
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Equilibrisme
Jeudi, le parc d'Arches a pris des allures de périphérique à l'heure de pointe; en cause, la réfection des routes du parc par des cantonniers de bonne volonté. Du coup, nous avons dû attendre la fin de la journée pour admirer le "balanced rock", une roche de plusieurs centaines de tonnes posée en équilibre précaire sur un piton de grès rouge d'Entrada, la roche locale. Les pronostics sont ouverts pour savoir dans combien de temps, et sur qui, le caillou tombera de son piédestal.
3 oct. 2008
Les aventuriers sous l'arche perdue
"Landscape arch": c'est la plus grande au monde (93 mètres de long). Jusqu'en 1991, on pouvait s'en approcher de plus près et même monter dessus, mais cette année-là, un gros morceau en est tombé, flanquant la frousse à tout le monde. Un principe de précaution plus tard, l'endroit est désormais visible de loin.
Le complexe du western
On entend la musique d'Ennio Morricone tandis que la horde d'indiens débouche au fond du canyon, prête à scalper toute la colonne de chariots. Non? Aujourd'hui jeudi, nous nous sommes baladés dans le parc national d'Arches, un autre spectacle géologique incroyable. De petits sentiers traversent ces champs barrés de falaises titanesques, en haut desquelles l'érosion a parfois laissé une roche en équilibre.
Daim coquin
"Ne nourrissez pas les animaux", préviennent les panneaux au coeur de l'oasis de Capitol Reef. Mais ce sympathique "Mule deer", daim aux grandes oreilles dans le vocable vulgaire, avait sans doute rencontré des touristes généreux dans le passé, car il s'est approché de l'objectif avec celui de grappiller quelques crackers. Raté. On ne va pas risquer la prison fédérale et 5 000 dollars d'amende pour ses beaux yeux.
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Histoire d'ocre
Depuis notre entrée en Utah, la terre a changé de couleur; la roche locale est le grès rouge. Les falaises s'embrasent au moindre crépuscule. C'est particulièrement vrai dans l'éblouissant parc national de Capitol Reef, une grande révélation de cette première partie du voyage. Ses canyons recèlent des oasis de haute montagne, où les ruisseaux courent au milieu de vergers dans lesquels les "rangers" ont organisé une cueillette forfaitaire: un panier de pommes pour tant de dollars. C'est vos qui prélevez les fruits sur les arbres: "U-pick". Cela économise des saisonniers latino-américains et rend les touristes heureux.
Drôle d'altitude
Quel pays. On voit sur la carte "Miflin" de jolies ondulations routières, et sur le terrain, on se retrouve à 3 000 mètres d'altitude sans même s'en être rendu compte, d'autant plus que ce début de voyage s'effectue sous un temps vigoureusement beau et chaud. Mais l'automne guette, comme en témoignent des bosquets enflammés à perte de vue par leurs feuilles désormais caduques mais pas encore tombées. A l'horizon, on distingue les falaises rouges du parc national de Capitol Reef. C'était notre journée de mardi sur la Highway 12, qui est très très "scenic".
Tirons une piste
A deux reprises, a l'automne 2006 et au printemps dernier, nous avions dû renoncer, en raison de conditions climatiques humides, à parcourir la piste de "Cottonwood Canyon", qui relie Kanab, dans le sud-ouest de l'Utah, à Cannonville, sur 70 km. La malédiction est brisée: McLeod et ses quatre occupants ont franchi oueds asséchés, côtes caillouteuses, déclivités vertigineuses et lignes droites lardées de saignées piégeuses (photo). Et même si les pistes américaines, entretenues avec soin par une armée de bulldozers, ne se mesurent pas en difficultés avec celles du Tafilalet ou du Moyen-Atlas, pour une entrée en matière de notre voyage dans les zones sauvages de l'Utah, c'était plutôt pas mal.
1 oct. 2008
Rencontrez McLeod
Pour ceux qui l'ignoraient, Robert le catcat a déclaré forfait pour ce quatrième "rode tripe" et il a trouvé un remplaçant en McLeod le catcat gris, loué à moindre frais et à Hollywood. McLeod, c'est Robert en un peu plus petit, mais en beaucoup mieux: il semble bien marcher, consomme moitié moins d'essence et fait beaucoup moins de bruit: bref, l'essayer c'est l'adopter.
Parlons technique, nous savons que ça vous intéresse: McLeod a quatre roues motrices, un V6 de 3,5 litres et de 270 chevaux... et au moins huit porte-gobelets. Et pourquoi McLeod, demanderez-vous? Parce que son nom d'état-civil est Toyota Highlander. Comme le film.
Pharaonique
Pour ce (peut-être) dernier séjour à "Vigasse", nous avons retrouvé l'hôtel Luxor, en forme de pyramide et à échelle égale à celle de Khéops, orné d'un Sphinx grandeur nature mais qui n'aurait pas été défiguré par Obélix. Heureusement, contrairement à l'original, le modèle américain de pyramide possède l'eau courante et la climatisation, et la plupart de ses occupants sont vivants.
30 sept. 2008
Grandeur et décadence
Enième visite à Las Vegas, qui depuis notre dernier passage a énormément changé; certains casinos qui n'avaient qu'une dizaine d'années, comme l'Aladdin, ont disparu, et d'autres ont poussé comme des girolles à Tchernobyl. Sur le "Strip", il ne reste plus qu'une enseigne pour témoigner de l'ancien "Frontier", et des immeubles plus fous les uns que les autres sortent de terre. Quelle crise? A Las Vegas, on parie sur un avenir radieux. Et on l'a déjà dit, mais où est l'intérêt pour la première destination touristique américaine de présenter à ses visiteurs une avenue principale éternellement en travaux avec poussière, camions polluants et bruit de marteaux-piqueurs? Même le panneau d'entrée était entouré de pelleteuses.
23 sept. 2008
Sur la route de Santa Fe
Allez hop, c'est reparti pour un tour. Histoire de ne pas avoir trop de regrets avant de quitter notre grand Ouest, nous reprenons la route vers les hautes plaines de l'Utah, du Colorado et du Nouveau-Mexique, jusqu'au Rio Grande et Santa Fe, avant de revenir vers Los Angeles via l'Arizona. Au programme, des roches rouges, des falaises, des canyons et des parcs nationaux dans tous les sens. Suivez-nous à partir du dimanche 28!
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24 mai 2008
Back home
Nous voilà donc de retour à West Hollywood, ses jacarandas en fleur, son climat clément, sa nourriture biologique...
Bilan mitigé pour ce "Wild wild west", troisième du nom, après celui de l'automne 2006 et celui du printemps 2008. Il a été amputé de quatre jours - deux jours à West Yellowstone, deux à Salt Lake City - en raison d'éléments hostiles, nous menant à conduire pas moins de 3 770 km en une semaine! Un gros point positif; contrairement à 2006 et comme il y a deux mois, Robert s'est très bien comporté, ne consommant que quelques gouttes d'huile et de liquide de refroidissement. Et beaucoup, beaucoup d'essence: 542 litres! Pour ceux que ça intéresse, la conso moyenne s'est donc établie à 14,3 litres aux 100 km.
L'hiver n'admet pas sa défaite
Nous reconnaissons la nôtre: la neige c'est bien quand ça tombe avec modération, mais lorsque 30 cm de précipitations s'annoncent à l'horizon en 36 heures (authentique), il est temps de plier bagage. Face à une offensive aussi tardive que violente de l'hiver, nous avons donc battu en retraite et quitté West Yellowstone pour revenir vers notre Californie du sud, franchissant dans l'autre sens quelque 1 600 km en deux jours. Le tout sous une météo maussade: une dépression géante s'est en effet abattue sur l'ensemble de l'Ouest des Etats-Unis, et il a même neigé à nouveau sur les chaînes de montagne entourant Los Angeles. Pluie à Salt Lake City, bourrasques à Las Vegas, averses à l'arrivée, nous avons roulé sous un temps quasi breton, alors qu'une semaine auparavant, la climatisation peinait à lutter contre les 40°C ambiants sur l'autoroute vers "Sin City". Ce pays est trop grand et son climat trop changeant pour nous!
21 mai 2008
Y'a plus de saisons
Il sera dit qu'à chaque fois que nous nous baladerons dans l'Ouest des Etats-Unis, et quelle que soit la saison, nous essuierons une tempête de neige. Voici donc l'édition "blizzard du 21 mai" dans le nord-ouest du Yellowstone. De Mammoth, endroit où la géothermie a créé de grandes vasques de calcaire, de type Pamukkale (Turquie), nous n'aurons vu que des images brouilléees derrière des bourrasques blanches.
Chapeau bas
Les Américains ont sûrement beaucoup de défauts mais ils savent accueillir le touriste qui arrive les bras pleins d'enfants. Y compris dans les restaurants. Les chaises hautes s'y empilent, coloriages et crayons sont offerts à la jeune clientèle. Et ce n'est pas une "giant double stroller" d'1,5 mètre de long qui les effraie. Imaginez la tête d'un restaurateur parisien devant un monstre pareil...
Promenons-nous dans les bois
Ce fut d'abord une silhouette furtive derrière les arbres. Nous avons retenu notre souffle "Un loup, quelle chance". Puis la bête est sortie en pleine lumière. Un coyote qui a trottiné quelques mètres à nos côtés avant de s'enfoncer dans la forêt. Un coyote, ce n'est pas si mal !
encore un grizzli et un élan, et notre tableau de chasse sera complet.
20 mai 2008
Petits bisons deviendront massifs
Grandes eaux
Retour sur les lieux du crime
Le lac (sous la patinoire)
Le lac Yellowstone est situé à près de 2 400 mètres d'altitude et benêts que nous sommes, nous n'avions pas imaginé qu'il puisse avoir gardé certains souvenirs d'un hiver à -30°C. Il était encore presque entièrement gelé et ses berges se sont révélées impraticables, soit couvertes de congères, soit en plein dégel et donc marécageuses à souhait.
Un pays divisé
Ce mardi, nous avons exploré le cercle sud du "huit" formé par les routes du Yellowstone, vers le lac du même nom. Sur le chemin, fort enneigé, on croise par deux fois la ligne de partage des eaux, "continental divide" en version locale. D'un côté de cette ligne, l'eau va vers le Pacifique, de l'autre, vers le golfe du Mexique via la rivière Yellowstone, le Missouri et le Mississippi.
19 mai 2008
Un bisou au bison
Nous sommes passés à quelques mètres de cet individu, placide et broutant. Il semble assumer avec flegme son statut d'icône locale. Le Yellowstone est l'un des sanctuaires du bison d'Amérique. L'animal a été inscrit sur la liste des espèces protégées, après avoir failli disparaître au début du XXe siècle sous les coups de fusil des Buffalo débiles.
En résumé
Voici un raccourci de ce que nous avons vu aujourd'hui: des piscines azur, des rivières en crue au milieu de steppes cernées de conifères et foulées par de gros bisons, et des sommets de 3 000 mètres et plus, très enneigés. Mais la température diurne ce lundi était supportable pour des touristes en short et T-shirt; profitons-en, la météo doit se dégrader régulièrement jusqu'à la fin de la semaine dit le Weather Channel.
C'est là que les bactéries attaquent
Panneaux limite
Charpenté
Vieux fidèle
Non, pas le Cubain. Old Faithful, sans doute le plus célèbre geyser du monde. Nous avons eu la chance d'assister à deux éruptions, à 90 minutes d'intervalle, de cette merveille hydro-volcano-géologico-touristique. Des bancs en arc de cercle attendent les millions de visiteurs qui déferlent sur l'endroit pendant les cinq mois d'été (le reste du temps, l'endroit n'est accessible qu'en motoneige). Plein la vue. Vidéo de démonstration:
http://www.youtube.com/watch?v=95yQsmScjtk
http://www.youtube.com/watch?v=95yQsmScjtk
Un petit bain?
Bouh, de la boue qui bout tout au bout!
La région du Yellowstone, c'est à l'origine un volcan géant qui a explosé, laissant un paysage de désolation et de nombreux affleurements de magma. L'eau de surface, en rencontrant cette masse en fusion, crée des geysers, des vasques bouillantes et des flaques de boue en pleine effervescence. Le tout sent fort le soufre et laisse les enfants assis dans leur poussette tout ébaubis. Bref, c'est naturel et surnaturel à la fois.
Bison Xing
Dès nos premiers tours de roue au Yellowstone ce lundi matin, nous en avons pris plein les mirettes. Pas seulement à cause des impétueuses rivières gonflées de la récente débâcle, ni en raison du ciel immense sur lequel se détachent des montagnes toujours blanches, mais surtout grâce à ce zoo sans limites: le plus ancien parc national américain (fondé il y a 136 ans) abrite des quantités incroyables de bisons, cerfs, élans, loups, ours bruns, grizzlis et des rapaces de tout poil. Bien élevés, les bisons, animaux de la taille et du poids d'une petite voiture, traversent la route en file. Les touristes inconscients s'agglutinent autour d'eux pour les photographier de près. A leurs risques et périls: chaque année, des imprudents sont encornés à mort.
(Et pour la traduction du titre, voir nos aventures au Grand canyon)
18 mai 2008
La fin du début du voyage
WEST YELLOWSTONE (Montana) - Ca y est, nous y sommes. Deux jours pied au plancher, 20 heures sur la route pauses comprises. Pas facile et bien long, mais au bout de la route, les paysages sont ahurissants et la neige encore partout. Et comme promis: une photo de la métropole locale (1 100 habitants, quand même), son musée de l'ours, sa rue principale, son McDonald's et surtout son voisinage immédiat avec le parc du Yellowstone, 8 900 km2 d'immensité sauvage peuplée de gros trucs poilus.
16 mai 2008
On the road again, again

Comme prévu, nous démarrons demain samedi matin pour le grand Nord: 1 600 km au nord, pour être précis, le parc national du Yellowstone, ses paysages à couper le souffle et sa faune sauvagement belle. La route s'annonce ardue avec des températures de 44°C à l'ombre prévues sur l'autoroute de Las Vegas. Une fois arrivés dans les Rocheuses, ça devrait se calmer un peu: 20°C le jour, 0°C la nuit à West Yellowstone, ville à l'ouest du parc où nous allons loger pendant six jours. Le retour se fera par Salt Lake City, la "Mecque" des Mormons. En route pour l'aventure!
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