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23 mars 2013

Vous avez dit bizarre

AUSTIN, Texas. Et de quarante! Nous avons atterri vendredi au Texas, Etat qui, nous est-il rappelé à grand renforts d'autocollants et de T-shirts dans les boutiques de souvenirs, est "plus grand que la France". L'Etat de J.R., de George W. Bush, des cow-boys, des puits de pétrole et des pick-ups géants possède une capitale pas du tout à son image, Austin. A quelques kilomètres du Capitole où siègent les élus ultra-conservateurs, pourfendeurs du gouvernement fédéral et de la théorie de l'évolution, se trouve en effet le quartier "South Congress", où les boutiques d'antiquités loufoques côtoient des motels des années 1930, et dont les trottoirs sont arpentés par une jeunesse tatouée aux cheveux bleus. Car Austin (où il faisait 30°C), c'est aussi le siège du festival "South by Southwest", tempête de cerveau de renommée mondiale, mais tendance "jeune très en avance sur la mode", en un mot, "hipster". Ce cocktail étonnant est résumé dans le slogan de l'endroit: "Keep Austin weird". "Qu'Austin reste déjantée".

15 juin 2012

L'autocollant qui tue

Et donc, sans commentaire.

12 juin 2012

Du haut de ces présidents

On a beau les avoir vus en photo ou dans la "Mort aux trousses", les quatre présidents qui toisent leurs concitoyens, depuis le Mont Rushmore au Dakota du Sud, laissent pantois lorsqu'ils se dévoilent au détour d'un lacet de montagne. Le monument, faut-il le rappeler, n'est pas si vieux: les têtes de George Washington, William Jefferson, Abraham Lincoln et Theodore Roosevelt ont été sculptées (à la dynamite et au marteau-piqueur!) entre 1927 et 1941. L'endroit, avec un centre des visiteurs tentaculaire en contrebas, a été conçu comme une ode à la grandeur de la démocratie américaine, à grands coups d'adjectifs ronflants et de petits drapeaux. Un petit sentier s'approchant de l'oeuvre permet d'en appréhender la taille colossale.

14 mars 2012

Parthénon, merci

Après la pyramide de Khéops de Las Vegas, nous vous présentons le Parthénon de Nashville! Erigé en 1897 pour fêter le centenaire de la fondation de la capitale du Tennessee, ce monument est censé reproduire à l'échelle un, et en bien moins ruiné, le majestueux temple de l'Acropole. Ne cherchez pas un gramme de marbre dans l'édifice, toutefois. Nous ne sommes pas allés jusqu'à acquitter un droit d'entrée pour admirer la statue d'Athéna (paraît-il maquillée comme une Oldsmobile volée) qui trône à l'intérieur...

Yee-haw!

NASHVILLE, Tennessee - Après la pratique de mardi soir, au concert du Grand Ole Opry, nous avons étudié ce mercredi les petite et grande histoires de la musique country, dans le musée et "Hall of Fame" dédié à ce genre au centre de Nashville. Belle présentation et anecdotes intéressantes, notamment le fait que Ray Charles s'est essayé à la country et que les costumes chamarrés de cow-boys d'opérette, comme ci-contre, ont été adoptés au moment où Hollywood s'éprenait de westerns, dans les années 1930. Auparavant, chacun bidouillait sa musique dans ses habits de tous les jours.
Nashville, historiquement région de cultures et d'élevage, n'a en effet rien du Far-West; nous sommes à des milliers de kilomètres des prairies du Texas, des pâturages du Wyoming ou des pistes poussiéreuses de l'Arizona! Egalement au musée de la country, nous avons retrouvé notre ami Elvis (et une de ses Cadillac, plaquée or), les "blue suede shoes" véritables de Carl Perkins (photo) ainsi que Johnny Cash, qui berce nos "road trips" de sa voix profonde depuis 2006.

Partie de campagne

NASHVILLE, Tennessee - Changement de décor radical ce mardi soir, bien que nous dormions dans le même Etat qu'à Memphis, le Tennessee: aurant cette dernière ville est celle des musiques noires, comme le blues et la soul, autant Nashville constitue le fief de la country, musique blanche par excellence, héritière des ballades irlandaises et infusée de la rude vie des garçons vachers. Un genre qui a du mal à percer en dehors des Etats-Unis (connaissez-vous Garth Brooks, qui vendait davantage d'albums que Michael Jackson pendant sa période "Bad"?), mais fait l'objet d'un culte ici. Et comme tous les cultes, la country a son temple: le Grand Ole Opry, la salle de 4 400 places qui accueille des concerts trihebdomadaires. Nous n'allions pas rater ça! Pas moins de huit artistes ou groupes se sont succédé devant nous, du mandoliniste virtuose au crooner sur le retour, en passant par des cow-boys en jeans moulants qui ont déclenché l'hystérie des "teenagers".
Car la country ne semble pas séduire que les bedonnants aux tempes argentées. En revanche, même en scrutant bien, nous n'avons pas vu un seul Noir. Et nous n'avons pas échappé à la chanson "God bless the USA", au salut aux anciens combattants, et à l'exaltation du sacrifice des GI's déployés, selon le dernier artiste de la soirée, "en Afghanistan, au Pakistan, et en Iran". Espérons que les ayatollahs ne sont pas secrètement à l'écoute de la radio qui retransmet en direct ces concerts depuis 1925! A propos de longévité, nous avons aussi découvert Jimmie Dickens (photo du haut), qui émarge à l'Opry depuis l'administration Truman. A 91 printemps, il lance des blagues salaces entre deux gratouillages de cordes!

12 mars 2012

Elvis dans la peau

MEMPHIS, Tennessee - Même grands admirateurs de la musique du "King", plutôt période fin des années 1950, nous nous attendions au pire en abordant Graceland, la maison qu'Elvis Presley acheta au début de sa carrière dans le sud de Memphis. Mais l'endroit, certes kitsch, n'est pas aussi horrible que l'on aurait pu le craindre. D'abord, la maison n'a rien de pharaonique, et ferait pâle figure face à n'importe quel néo-manoir de star de la NBA aujourd'hui; ensuite, les objets exposés sont vraiment exceptionnels, de la Cadillac rose qu'Elvis avait offerte à sa maman aux centaines de disques d'or glanés par l'artiste au milliard de galettes vendues, en passant par son costume de scène "tout cuir", du concert télévisé spécial de décembre 1968, qui avait marqué son grand retour. Evidemment, tout cela est "marketé" à mort, et la réplique du costume peut être vôtre pour 1 500 dollars, mais nous avons quitté Graceland plutôt contents d'avoir étudié de plus près la référence du rock qui, bientôt 35 ans après sa mort, continue à drainer 600 000 visiteurs par an dans son ancien "Xanadu".





























































10 mars 2012

Highway 61, Psaume 23


















"L'Éternel est mon berger: je ne manquerai de rien."

5 mars 2012

Au pays des caries

Un après-midi dans le monde enchanté de Coca-Cola, c'est l'expérience... intéressante que nous avons vécue lundi dans le musée dédié à la boisson effervescente marron, inventée par le bon docteur Pemberton voici 126 ans à Atlanta. Un peu fourre-tout, le "World of Coca-Cola" vaut pourtant pour ses expositions d'objets promotionnels étonnants, de publicités rétro, y commris en français (en photo, sans doute un exemple canadien) et de distributeurs frappés du logo rouge, dont un fit le voyage dans la navette spatiale en 1985! Et la visite se conclut par une razzia sur des distributeurs de produits Coca du monde entier, du "Nestea" français, sans doute le moins sucré du lot, au "Krest" mozambicain en passant par l'"Inca Cola" (sic) venu du Pérou et le "Sunfill" de Djibouti. C'est notre dentiste qui va être content...

19 févr. 2011

Heartbreaker

15 févr. 2011

La Mecque de la vitesse


DAYTONA BEACH, Floride - Passage forcément rapide sur le bitume et le béton de Daytona Beach, cette agglomération "où la vitesse est née", selon l'adage local. L'immense plage de sable fin et dur se prête aux records de vitesse et a favorisé l'éclosion d'une culture locale huilée à la Motul. Nous avons raté de peu la "Speed Week", quand la ville attire les aficionados de courses de bourrins sur son ovale (prenez la rue Nascar à gauche et c'est tout droit pendant 500 miles).

7 oct. 2010

Le grille-pain quotidien


Il ne se passe pas une année sans qu'une mère de famille du Texas ou un chômeur du Dakota du Nord ne déclenche une mini-tornade médiatique en affirmant que sa statue de la Vierge pleure des larmes de sang tous les Vendredi saints ou qu'une moisissure sur le mur de son jardin représente la Cène (si, si, en plissant bien les yeux). Un fabricant d'électro-ménager alternatif a pris les choses en main et propose de créer un autre grand classique: le pain grillé orné une silhouette de Jésus. Le nom de l'appareil, déniché dans une vitrine de Portland: "le pain quotidien", évidemment.

25 mai 2009

Le week-end mémorable


Le week-end prolongé du "Memorial Day" marque fin mai le début officiel des vacances d'été, ou du moins de la saison touristique de plein air pour les Américains dont beaucoup ne prennent que deux ou trois semaines de congés par an. Et comme le gouvernement fédéral a tout prévu, de nombreuses zones du territoire sont dévolues à la "recreation". En clair: piloter des gros trucs qui font du bruit sur terre, sur mer ou sur pièce d'eau, comme nous l'avons vu dès vendredi au bord du Lac Shasta dans le nord de la Californie.
Malgré la sécheresse visible sur la photo, pieds dans l'onde à côté de leurs pick-ups tirant des remorques bourrées de glacières elles-mêmes chargées de packs de bières Budweiser, les Américains savourent leur temps libre à la manière, sans doute magnifiée, de leurs glorieux ancêtres qui pénétrèrent ces terres rugueuses dans l'espoir d'offrir à leur descendance un avenir meilleur.

Americana


Tout au long de nos voyages aux Etats-Unis depuis 2006, nous avons effectué de nombreux et instructifs arrêts dans l'Amérique profonde, celle des pick-ups rouillés, des kilomètres de fil de fer barbelé gardant des troupeaux de centaines de vaches, et de loin en loin, des petites bourgades rurales, qui ont toutes ce goût d'Amérique perdue. Loin des "malls" et des autoroutes, ces endroits conservent en général trois choses: l'église, la station-service et la gargote servant des frites grasses dans un petit panier en plastique garni d'un papier à carreaux rouge et blanc, et des sodas bourrés de glaçons dans des verres en plastique cassants et souvent rayés. Voici par exemple Merrill, dernier arrêt en Oregon avant la Californie.

17 mai 2009

Le trou


Perdez-vous sur une départementale du fin fond, au hasard, de la France. Tombez sur un village perdu. Il y a de bonnes chances pour qu'apparaisse au détour d'un chemin une fabrique de fromages fins, un éleveur de lamas ou même une abbatiale du XIIe siècle. Une curiosité historique, un fait remarquable, le lieu du martyre de Sainte-Perpétue, une permanence de sénateur démocrate-chrétien, bref QUELQUE CHOSE.
Pas ici. Ici, Morton à 140 km au sud de Seattle, 1 045 habitants par temps clair. Sa station service, son supermarché, ses trois restaurants fermés et sa gargote mexicaine ouverte. Heureusement les environs sont plus sympathiques: le mont Rainier au nord-est et le mont Saint-Helens au sud-ouest. Ce sera pour demain.

15 mai 2009

Instantanés oregonais


Nous avons quitté l'Oregon mardi pour l'Etat de Washington, le plus septentrional des territoires que nous traversons lors de notre grand voyage. Saviez-vous que le nom "Oregon" est une déformation du nom "Ouragan" en français? D'ouragan nous n'avons pas pâti, mais de pluie, si, surtout à la fin.
Parmi les deux curiosités qui nous ont frappés; il est illégal, vous lisez bien, illégal de faire soi-même le plein en Oregon. A chaque arrêt chez Shell, Chevron ou autre représentant de l'hydre aux carbures, un préposé plein d'allant se précipite sur vous et votre véhicule pour saluer le premier et étancher la soif du second. On se croirait en France dans les années 1950!
Autre particularité locale, mais qui s'étend également à l'Etat de Washington, ces petites cabanes installées de loin en loin sur le bord des routes et qui servent à toute heure des expressos, des lattes et même des cappuccinos. Est-ce à cause de la froidure matinale, de l'esprit d'entreprise local (le siège de Starbucks est à Seattle) ou des champs de caféiers qui bordent les routes départementales du coin? (non, on rigole) En tout cas nous avons pris goût à ces arrêts post-prandiaux ou pré-parcnationalistes qui nous mettent du coeur au ventre.

12 oct. 2008

10 oct. 2008

Encore une plaque


Bien que venu du Wisconsin, c'est à dire de très loin, le propriétaire de cette Corvette a-t-il voulu rendre hommage au rôle majeur joué par le Nouveau-Mexique dans le développement du nucléaire? C'est en effet dans cet Etat que la première bombe A a explosé en 1945. Et le centre de recherches de Los Alamos n'est pas très loin non plus de Santa Fe. Rassurez-vous, après notre passage dans ces contrées, nous n'irradions que de bonheur.

5 oct. 2008

Private joke


On ne va pas s'étendre en insanités, mais sachez que nombre d'Etats américains interdisent ce genre de plaque. "WTF", en langage djeunz yankee sur les foroumes internet, est l'acronyme anglais de "qu'est-ce que c'est que ce désordre", avec une forte valeur péjorative. Pas étonnant que ce soit un habitant du Texas, contrée connue pour la rudesse de son climat et de ses indigènes, qui l'arbore... mais peut-être à son insu!

4 oct. 2008

Ma voiture en a


D'abord, mille excuses à nos lecteurs, qui savent à quel point nous souhaitons livrer des écrits à portée sinon éducative, du moins de bon goût. Mais là, nous sommes tombés sur LE vrai gros beauf de l'Utah. D'abord, il roulait en Ford Mustang verte métallisé, avec aux fesses un aileron géant... mais pas que ça. Le jeune Jacky avait attaché près de son pot d'échappement et en position centrale, une paire de ce qu'il faut bien se résoudre à appeler testicules. Chromées. Vraiment effarés par cette vision de Duo habet et bene pendentes, nous n'avons pas dégainé notre appareil photo sur le coup. Mais toujours mus par la recherche de la vérité, nous avons retrouvé, et sans désir de choquer, la source de cet objet. Pour 40 dollars hors taxes et hors frais de gros porc, les "bull balls" (boules de taureau) peuvent être vôtres. Existe aussi en couleur rose.