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22 juin 2012
Chez les cow-boys urbains
14 mars 2012
Parthénon, merci
Après la pyramide de Khéops de Las Vegas, nous vous présentons le Parthénon de Nashville! Erigé en 1897 pour fêter le centenaire de la fondation de la capitale du Tennessee, ce monument est censé reproduire à l'échelle un, et en bien moins ruiné, le majestueux temple de l'Acropole. Ne cherchez pas un gramme de marbre dans l'édifice, toutefois. Nous ne sommes pas allés jusqu'à acquitter un droit d'entrée pour admirer la statue d'Athéna (paraît-il maquillée comme une Oldsmobile volée) qui trône à l'intérieur...
Yee-haw!
NASHVILLE, Tennessee - Après la pratique de mardi soir, au concert du Grand Ole Opry, nous avons étudié ce mercredi les petite et grande histoires de la musique country, dans le musée et "Hall of Fame" dédié à ce genre au centre de Nashville. Belle présentation et anecdotes intéressantes, notamment le fait que Ray Charles s'est essayé à la country et que les costumes chamarrés de cow-boys d'opérette, comme ci-contre, ont été adoptés au moment où Hollywood s'éprenait de westerns, dans les années 1930. Auparavant, chacun bidouillait sa musique dans ses habits de tous les jours.
Nashville, historiquement région de cultures et d'élevage, n'a en effet rien du Far-West; nous sommes à des milliers de kilomètres des prairies du Texas, des pâturages du Wyoming ou des pistes poussiéreuses de l'Arizona! Egalement au musée de la country, nous avons retrouvé notre ami Elvis (et une de ses Cadillac, plaquée or), les "blue suede shoes" véritables de Carl Perkins (photo) ainsi que Johnny Cash, qui berce nos "road trips" de sa voix profonde depuis 2006.
Nashville, historiquement région de cultures et d'élevage, n'a en effet rien du Far-West; nous sommes à des milliers de kilomètres des prairies du Texas, des pâturages du Wyoming ou des pistes poussiéreuses de l'Arizona! Egalement au musée de la country, nous avons retrouvé notre ami Elvis (et une de ses Cadillac, plaquée or), les "blue suede shoes" véritables de Carl Perkins (photo) ainsi que Johnny Cash, qui berce nos "road trips" de sa voix profonde depuis 2006.
Partie de campagne
NASHVILLE, Tennessee - Changement de décor radical ce mardi soir, bien que nous dormions dans le même Etat qu'à Memphis, le Tennessee: aurant cette dernière ville est celle des musiques noires, comme le blues et la soul, autant Nashville constitue le fief de la country, musique blanche par excellence, héritière des ballades irlandaises et infusée de la rude vie des garçons vachers. Un genre qui a du mal à percer en dehors des Etats-Unis (connaissez-vous Garth Brooks, qui vendait davantage d'albums que Michael Jackson pendant sa période "Bad"?), mais fait l'objet d'un culte ici. Et comme tous les cultes, la country a son temple: le Grand Ole Opry, la salle de 4 400 places qui accueille des concerts trihebdomadaires. Nous n'allions pas rater ça! Pas moins de huit artistes ou groupes se sont succédé devant nous, du mandoliniste virtuose au crooner sur le retour, en passant par des cow-boys en jeans moulants qui ont déclenché l'hystérie des "teenagers".
Car la country ne semble pas séduire que les bedonnants aux tempes argentées. En revanche, même en scrutant bien, nous n'avons pas vu un seul Noir. Et nous n'avons pas échappé à la chanson "God bless the USA", au salut aux anciens combattants, et à l'exaltation du sacrifice des GI's déployés, selon le dernier artiste de la soirée, "en Afghanistan, au Pakistan, et en Iran". Espérons que les ayatollahs ne sont pas secrètement à l'écoute de la radio qui retransmet en direct ces concerts depuis 1925! A propos de longévité, nous avons aussi découvert Jimmie Dickens (photo du haut), qui émarge à l'Opry depuis l'administration Truman. A 91 printemps, il lance des blagues salaces entre deux gratouillages de cordes!
Car la country ne semble pas séduire que les bedonnants aux tempes argentées. En revanche, même en scrutant bien, nous n'avons pas vu un seul Noir. Et nous n'avons pas échappé à la chanson "God bless the USA", au salut aux anciens combattants, et à l'exaltation du sacrifice des GI's déployés, selon le dernier artiste de la soirée, "en Afghanistan, au Pakistan, et en Iran". Espérons que les ayatollahs ne sont pas secrètement à l'écoute de la radio qui retransmet en direct ces concerts depuis 1925! A propos de longévité, nous avons aussi découvert Jimmie Dickens (photo du haut), qui émarge à l'Opry depuis l'administration Truman. A 91 printemps, il lance des blagues salaces entre deux gratouillages de cordes!
12 mars 2012
Les fonts baptismaux de la musique du Diable
Après Graceland, un autre lieu de pèlerinage obligé à Memphis pour les admirateurs d'Elvis et du rock en général: le studio Sun, dont un jeune un peu gauche mais à la voix d'or poussa la porte un beau jour de 1953, et alluma la mèche d'un baril de poudre qui n'en finit pas d'exploser, 60 ans plus tard. Mais c'est aussi chez Sun, le fief du visionnaire Sam Phillips, que fut enregistré le précurseur de cette musique rythmée, "Rocket 88" avec un certain Ike Turner au piano. Intact, le décor des années 1950 est toujours au rendez-vous, et des artistes viennent encore enregistrer le soir dans ce sanctuaire qui vit passer B.B. King, Howlin' Wolf, Carl Perkins, Jerry Lee Lewis et Johnny Cash, outre Elvis. Les (un peu) plus jeunes apprendront aussi avec intérêt que c'est dans cet endroit que la bande à Bono grava une partie de l'album "Rattle and Hum" en 1987-88.
Elvis dans la peau
11 mars 2012
Toi aussi, Memphis
Comme beaucoup de villes américaines, Memphis a deux visages, hérités de la fuite des Blancs du centre-ville après la Seconde Guerre mondiale: un quartier touristique et piéton sur deux artères, dont Beale Street (photo), et un "downtown" où les immeubles administratifs ou commerciaux se succèdent de loin en loin, entourés de "dents creuses" comme des parkings désaffectés et des entrepôts condamnés devant lesquels errent quelques clochards. Le quartier de Beale street, soigneusement surveillé par la police, rassemble les boîtes, clubs et restaurants jouant rock, blues et soul, non loin d'un musée dédié à ces genres musicaux. Nous avons passé notre matinée dans cet établissement à nous ébaubir devant les costumes de scène d'Elvis, la guitare de Johnny Cash et l'inévitable juke-box Wurlitzer, tout en néons. Et le soir, nous sommes allés déguster des "ribs" (plat de côtes sauce barbecue) et des "burgers" dans le restaurant de B.B. King, le roi octogénaire du blues, des décibels plein les oreilles.
Le jour où le rêve trembla
MEMPHIS, Tennessee - C'est le 4 avril 1968 que Martin Luther King est assassiné. Le chef de file de la lutte pour les droits civiques est venu à Memphis défendre les éboueurs en grève pour de meilleures conditions de travail. Le lieu du crime, le Lorraine Motel (photo) dans le centre-ville, a été transformé au début des années 1990 en musée de la cause du pasteur, retraçant l'histoire de la bataille des Noirs américains pour leur émancipation et leur accession au statut de citoyens à part entière, en commençant par l'arrivée des premiers esclaves en 1619. Extrêmement détaillé, voire touffu, cet endroit, comme le parc national historique d'Atlanta que nous avions visité la semaine dernière, vient rappeler qu'il y a à peine deux générations, les Noirs vivaient un enfer quotidien dans les Etats du Vieux Sud, entre discriminations, lynchages et incroyable mépris dans la culture populaire des blancs. Une vidéo nous a particulièrement frappés: on y voit un éducateur exhorter des jeunes Noirs à se convaincre qu'un Noir sera un jour président des Etats-Unis. C'était en 1963.
10 mars 2012
Mississippi driving
MEMPHIS, Tennessee - Nous sommes arrivés tard ce samedi soir à Memphis, la Terre promise du blues, après une grosse journée de route depuis La Nouvelle-Orléans, 750 km au bas mot. L'Etat du Mississippi est en effet aussi long à traverser qu'à épeler, d'autant plus que nous n'avons pas résisté à l'envie d'un petit crochet par Baton Rouge, la capitale de Louisiane, histoire d'attraper la Highway 61, qui relie Chicago à "Nawlins" et que Bob Dylan revisita. Elle traverse en particulier Natchez, une petite bourgade en damier aujourd'hui assoupie, mais qui fut à la grande époque des plantations l'une des villes les plus riches des Etats-Unis, grâce au négoce du coton mais aussi des esclaves. Quelques somptueuses demeures rappellent ce passé prospère, ainsi qu'un tout petit bout de village au bord du fleuve Mississippi en contrebas, avec l'inévitable bateau à aubes transformé en casino-restaurant (photo). Le village était auparavant installé sur les berges de la troisième voie d'eau du monde, mais le monstre a grignoté la terre et il ne reste plus qu'un saloon et une rue de cet ancien port stratégique. Ce sont les français qui l'ont fondé, aux dépens des indiens Natchez qui peuplaient la région. Après la 61, nous avons récupéré la "Natchez Trace", l'une des routes pittoresques gérées par le service des parcs nationaux et vierges de toute zone industrielle; un vrai repos pour nos yeux de voyageurs.
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9 mars 2012
Ondées sur Nawlins
Si vous prononcez le nom de La Nouvelle-Orléans en anglais "NiouHorlins", c'est que vous n'êtes pas du coin. Les autochtones disent "Nawlins". Pour notre dernière journée dans la belle du Sud, nous avons arpenté les ruelles du Vieux Carré, de la place Jackson (photo) centrale aux rues Royale et des Ursulines en français dans le texte. Arrêt aussi au Presbytère, le musée de la ville dont le rez-de-chaussée présente une exposition terrible sur l'ouragan Katrina, qui s'était abattu sur la ville fin août 2005. Le quartier français avait été épargné par la montée des eaux mais les autres n'avaient pas eu la même chance. Ce vendredi, alors que les fêtards emplissaient déjà Bourbon Street dès l'heure du goûter, titubant entre deux abreuvoirs, nous nous sommes régalés de balcons chantournés, de vieilles pierres pleines d'âme et de magasins raffinés. Le temps s'était mis au gris mais nous sommes passés entre les gouttes.
8 mars 2012
Ca sent comme là-bas, dis!
LA NOUVELLE ORLEANS, Louisiane - Première réelle incursion ce jeudi dans le "Vieux Carré", le coeur historique de La Nouvelle-Orléans. Très belles maisons évidemment, avec leurs balcons en fer forgé, mais aussi des bars et des pièges à touristes à gogo, où les margaritas, daïquiris et mint juleps convainquent les visiteurs que chez les créoles, la fête est plus folle. Mais ce qui nous a le plus frappés, c'est que La Nouvelle-Orléans, contrairement à pas mal d'autres villes américaines aseptisées, est un endroit qui sent fort. Ce bouquet d'égoût, de cuisine épicée, de poussière d'hydrocarbures et de jus de poisson rance qui est aussi celui de certaines médinas d'Afrique du Nord, nous l'avons pris en plein dans les narines en parcourant les rues Bourbon, Royale et Sainte-Anne. Des escales obligées par les beignets du Café du monde, les berges surélevées du Mississippi et la place Jackson, dont la statue équestre ressemble comme deux gouttes de tafia à celle qui orne le square devant la Maison Blanche à Washington, nous ont déjà séduits et nous poursuivrons demain notre exploration.
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5 mars 2012
Au pays des caries
Un après-midi dans le monde enchanté de Coca-Cola, c'est l'expérience... intéressante que nous avons vécue lundi dans le musée dédié à la boisson effervescente marron, inventée par le bon docteur Pemberton voici 126 ans à Atlanta. Un peu fourre-tout, le "World of Coca-Cola" vaut pourtant pour ses expositions d'objets promotionnels étonnants, de publicités rétro, y commris en français (en photo, sans doute un exemple canadien) et de distributeurs frappés du logo rouge, dont un fit le voyage dans la navette spatiale en 1985! Et la visite se conclut par une razzia sur des distributeurs de produits Coca du monde entier, du "Nestea" français, sans doute le moins sucré du lot, au "Krest" mozambicain en passant par l'"Inca Cola" (sic) venu du Pérou et le "Sunfill" de Djibouti. C'est notre dentiste qui va être content...
Au sommet de la montagne
Très émouvante visite lundi matin dans le quartier historique d'Auburn, à quelques centaines de mètres à l'est du centre-ville d'Atlanta; c'est là que naquit,vécut et prêcha Martin Luther King, le héraut de la lutte pour la déségrégation raciale et les droits civiques dans les Etats du Vieux Sud. De la Géorgie au Texas étaient alors toujours en vigueur des lois héritées de la période "Jim Crow", quand le Sud vaincu pendant la Guerre de Sécession avait trouvé un moyen de cantonner les Noirs dans une citoyenneté de seconde zone. Entre la maison natale du pasteur (photo) et l'église baptiste Ebenezer où il prononça des sermons avec son père, le service des Parcs nationaux retrace la vie héroïque du prix Nobel de la paix, avec ses interventions les plus célèbres, comme "J'ai fait un rêve" sur les marches du mémorial Lincoln à Washington DC. Mais le discours le plus émouvant est sans doute celui dit du "sommet de la montagne", dans lequel il avait évoqué le souvenir qu'il souhaitait laisser au monde, à la veille de son assassinat à Memphis. Beaucoup d'images d'archives, où l'on voit le charisme et l'éloquence époustouflants de King à l'oeuvre, mais aussi des Blancs des années 1950 énoncer des opinions d'une violence inouïes. On en sort pour le moins ébranlé, et d'autant plus pessimiste sur l'émergence d'une société "post-raciale" célébrée après l'élection d'Obama: en rentrant, on croise en effet des dizaines de paumés ou de SDF dans les rues délabrées du centre d'Atlanta. Tous, sans exception, sont noirs.
4 mars 2012
Echauffement olympique
ATLANTA, Géorgie - Mille kilomètres au sud-ouest de Washington, nous voici à Atlanta, la capitale de Géorgie chère à Scarlett O'Hara. Mais rien de bien colonial dans une ville où les gratte-ciels rivalisent de vitrages fumés. Au beau milieu de tout cela a été installé le parc du centenaire olympique (Atlanta hébergea les Jeux en 1996, rappelez-vous), avec en son centre une rituelle statue du baron Pierre de Coubertin. Nous avons parcouru les alentours, engoncés dans nos polaires et nos coupe-vent: des rafales frisquettes s'abattaient sur l'endroit, que nous visiterons plus en profondeur demain lundi.
15 août 2011
Vauban des nations
Ah les perfides Anglois. Non contents d'avoir botté les fesses de Montcalm et d'avoir conquis le Canada français en un tournemain en 1760, ils sont allés jusqu'à copier les plans de notre Vauban national pour ériger les défenses de la citadelle de « Québec City »! Visite guidée ce mercredi entre redoutes, barbacanes et échauguettes de la forteresse qui surplombe la ville. Toujours occupée par le 22e régiment canadien, le seul 100% francophone, la zone ne se visite qu'avec un guide, et vaut le déplacement. Très belles vues sur la ville, objets militaires en pagaille (des croix de Victoria, un tank Sherman, et même la casquette à visière du maréchal Foch!) et cours d'histoire accéléré de la région. Nous avons eu la chance d'assister à la relève de la garde en grand uniforme, en tout point comparable à celle de Buckingham Palace, même si leurs rangs étaient moins fournis.
Monsieur de Frontenac
Quand on pense à Québec, on pense au Château Frontenac, qui domine la vieille ville de ses tourelles que l'on dirait empruntées à Neuschwanstein. Et pourtant, l'édifice n'est pas une lubie de roi et a toujours été un hôtel de grand luxe, depuis sa construction à la fin du XIXe siècle. Nous n'avons pas eu la chance d'y séjourner, mais si vous passez dans le coin, sachez qu'une galerie marchande à son sous-sol permet déjà se de faire une petite idée des entrailles de cet imposant bestiau.
Du nouveau avec du Vieux-Québec
Etrange impression qui se dégage de notre première incursion dans Québec, le 1er août au soir, après quasiment 1 300 km de route plein nord depuis Washington: une ville ceinte de remparts, des maisons de pierre de taille datant pour certaines du XVIIIe siècle, des ruelles piétonnes et pavées, des terrasses de cafés... Ne serait-ce le côté très poli et léché (pas une lézarde, peintures impeccables, pierres alignées), on se croirait dans le centre d'une ville française. Rien à voir en tout cas avec ce que nous avons pu parcourir depuis six ans aux Etats-Unis. Et pour cause. Les Français s'étaient déjà installés depuis 12 ans à Québec, en contrebas du Cap-Diamant dominant le Saint-Laurent lorsque les pères pèlerins du Mayflower débarquèrent dans la région de Boston, plus au sud, pour commencer à fonder ce qui deviendrait 160 ans plus tard les balbutiants Etats-Unis d'Amérique.
22 févr. 2011
Le dieu Chat
KEY WEST, Floride - Triste nouvelle : Liz Taylor n'est plus. Sa dépouille repose dans le cimetière aménagé sous les arbres derrière la maison d'Hemingway. La petite chatte était l'un des nombreux félins dont raffolait l'auteur. Pas n'importe lesquels : ces animaux avaient six griffes à chaque patte. Le journaliste-écrivain les fit se reproduire tant et si bien qu'aujourd'hui encore 44 de leurs descendants règnent en maître sur la maison. Ils portent tous des noms de célébrité, nous avons eu l'honneur de faire la connaissance de Gary Cooper. Et si jamais vous êtes allergiques, pas besoin d'avaler une tablette de Zyrtec : une webcam vous permet de suivre leurs faits et gestes 24 heures sur 24.
Key West est une fête
KEY WEST, Floride - Visite émouvante et instructive de la maison d'Hemingway : l'auteur américain a résidé avec sa deuxième épouse Pauline (il se mariera quatre fois, "mistakes were made" concèdera-t-il plus tard) sur l'île au début des années 1930. Remarqué parmi ses livres rangés dans une bibliothèque du premier étage entre une biographie d'Abraham Lincoln et une histoire des services secrets américains, un exemplaire de Maigret de Simenon. Travaillant de 6h à midi dans un bureau aménagé dans le grenier d'une ancienne remise à carrioles, l'écrivain passait ensuite le restant de la journée à la pêche au marlin ou au bar avec ses amis. Les relations entre les deux époux ne devaient pas être de tout repos : Hemingway offrit un jour une latrine à sa femme qui ne goûta guère la plaisanterie et la transforma en fontaine pour leurs chats. Elle lui avait fait construire une piscine d'eau salée: quand il en apprit le coût (20 000 des dollars de l'époque), il lui lança une piécette en s'écriant : "Tu veux me ruiner jusqu'au dernier sou". Ou quelque chose dans ce genre. Aujourd'hui encore, on peut admirer ce "dernier sou" d'Hemingway, que Pauline fit sceller dans le ciment au bord de la piscine.
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